08/04/2012

Sortie Avril 2012

Samedi 28/04/2012 : Un BRM 300 km aux Pays-Bas
Par Patrice Martin

Vendredi 27/04/2012 : Le départ

Aller Bruxelles - Morkhoven.  Départ vers 18 h

Comme un de mes anciens collègues SNCB habite à Bonheiden (non loin de Mechelen (Malines)) et comme j'avais déjà promis, l'année passée, que je passerais chez lui en vélo, puisque je fais beaucoup de vélo et que Bonheiden n'est vraiment pas loin, je lui ai envoyé un mail en lui disant que j'allais passer chez lui ce vendredi.  Même s'il devait s'absenter, aucun problème ou s'il devait recevoir du monde chez lui, un bonjour sur le pas de sa porte suffirait puisque je devais poursuivre ma route. Je me suis donc lancé.  J'ai suivi le trajet que j'avais préparé sur openrunner.  Numéro  160 76 93 pour ceux que cela intéresse.   Pas de problème notoire, bonne vitesse, un peu perdu dans Mechelen car les pistes cyclables ne sont pas toujours faciles à trouver elles font parfois des détours en contradiction avec votre trace GPS, il faut parfois, mais cela ne me gêne pas trop, faire le "hors la loi" et "participer" à la circulation automobile pour se remettre sur la trace et un peu "abandonner" ces pistes cyclables qui nous font faire des détours incroyables autour de grands carrefours.

A Bonheiden, mon ancien collègue était là et m'a reçu, nous avons parlé une petite heure et vers 20h 30 je suis reparti en direction de Morkhoven, à nouveau trajet préparé par openrunner numéro 160 77 40.  Là non plus pas trop de problème sauf autour d'une église non loin de Heist op de Berg ou je me suis lancé dans une côte que j'ai redescendu de l'autre côté ! ! !  J'ai mal choisi la route. Un peu avant 22 heures j'arrive chez Jan Geerts qui va me conduire à mon "bed &breakfast" non loin du départ.  Je fais connaissance de la dame qui tient ce "B&B" et je m'installe et me prépare pour le lendemain.  Comme je pars très tôt, mon petit déjeuner est déjà prêt.

 

Samedi 28/04/2012 : Un BRM avec le groupe de tête et partiellement en tête  (mais oui Alain, demande à Mic)   ;o))   ;o))   ;o))

Départ prévu à 6 h.  Inscriptions à partir de 5h30.   Je décide de me lever vers 4h30 (premier réveil)  et le second à 4h45 (réveil via GSM)

Vers 5h20 je quitte le  B&B et me rends au départ.  Je me suis acheté une lampe qui me permets de voir mieux la route.  La fin de notre 300 de l'aurore m'a fait constater que la lampe dont je disposais me permettait d'être vu et pratiquement rien d'autre, un tout petit halo de lumière à un mètre de ma roue avant.

Vers 5h30 plusieurs randonneurs se préparent déjà.  Les habitués sont là Mic, notre André, Daniel Cauchies, Gilbert Felis, Marcel (Fieremans) compagnon de Mic lors de notre 300, Johan (De Keukelaere) et son vélo type VTT avec freins à disque, Marc Dejans, Bart Verhoeven et sa rowingbike, ... Inscriptions, café, et une petit mot de Jan Geerrts l'organisateur qui nous précise quelques points d'attention ou l'une ou l'autre modification.  Les prévisions météos ne sont guère favorables pluie et vent.  On verra.

Et nous voilà partis, nous sommes une vingtaine environ, une petite pluie nous accompagne au début.  André est déjà parti avec Daniel Cauchies.  J'accompagne le "groupe".  L'allure n'est pas trop rapide et je peux suivre, espérons que cela dure.  Après quelques kilomètres nous retrouvons André et Daniel.  A peine les avons-nous dépassés que, 2 ou 3 kilomètres plus loin un premier petit incident survient : une fuite.  Le groupe s'arrête pendant la réparation.  André et Daniel dépassent le groupe arrêté.  Daniel criera, "les vieux continuent".  La réparation terminée, le groupe reprend sa route.  Et, est-ce l'envie de rattraper le temps perdu à la réparation, la cadence s'accélère. Si on se trouve parmi les 3, 4 ou 5 premiers, on peut être protégé du vent par les premiers et voir la route et les obstacles et ne pas devoir faire des relances trop consommatrices de votre énergie à chaque changement de direction ou obstacle (rétrécissement de chaussée ou de piste cyclable ou de "paaltjes".  Si vous vous trouvez à l'arrière, il vous faut faire des longues relances qui vous crèvent petit à petit. Nous arriverons en groupe au premier contrôle de Breda.  Où nous prendrons nos premières collations, boissons et repos.

Nous continuons vers Kinderdijk et l'histoire se répète, quand l'allure se fait plus rapide, nous décrochons petit à petit mais à nouveau, une fuite vient casser l'élan du groupe de tête.   Je signale au groupe que nous continuons à notre aise (cela nous permettra de récupérer un peu, ne pas nous refroidir) c'est ainsi que les lents se sont retrouvés devant. Marc et moi continuons à rouler à notre aise, je ne sais si c'est volontaire ou si c'est à cause du vent défavorable. Le groupe nous rejoindra quelques kilomètres plus loin.  Du kilomètre 93 ou 94 à 100,  "les lents" se retrouveront devant.   A peine nous auront-ils rejoint qu'à nouveau une fuite viendra stopper leur progression.  Et, à nouveau, les lents se retrouvent devant.  A nouveau nous rouleront, Marc et moi quelques kilomètres en tête.  Nous arriverons ensemble à Kinderdijk pour une pause bien méritée. 

A la fin de cette pause, c'est frigorifiés que nous reprenons la route vers notre premier passage en bateau.  Caractéristique de ce BRM, nous utilisons à deux reprises des navettes fluviales. 

Nous repartons vers Ijsselstein, un peu plus loin que la moitié de ce BRM.  Il y aura l'un ou l'autre "grand pont" des fameux Deltawerken des Pays-Bas.  Je recevrai lors d'une de ces grimpettes une poussette d'un BRMiste autochtone (si je ne me trompe, il y avait 3 citoyens des Pays-Bas au départ de ce BRM) il y avait "de vliegende Hollander" je le nommerai "de duwende Hollander".  Grâce à l'une ou l'autre fuite, je resterai au contact du groupe mais ensuite, le groupe s'éloignera de moi petit à petit, inexorablement mais, même si l'effort solitaire coûte peut-être plus, seul, on peut gérer toutes ses trajectoires, on n'est pas surpris par un obstacle ou un changement de direction qu'un autre cycliste cachait.  Je ne m'inquiète donc pas vu que j'ai toujours le groupe de tête en vue pendant plusieurs kilomètres à la faveur de lignes droites ou même de routes en zigzag mais dans un paysage plat et dépourvu d'arbre.  Cette fois c'est moi qui dois m'arrêter, je dois remplacer les piles de mon GPS.  J'arrive donc avec quelques minutes de retard au contrôle de Dussen.  Jan me demande de me dépêcher afin de prendre la seconde navette fluviale de la journée.  Vite une boisson dite énergétique, des bountys, une gourde d'eau, le cachet et un peu "bousculé" (pour mon bien) par Jan, je repars avec le groupe.  Nous arrivons pour la seconde navette.  J'ajoute la poudre dans ma gourde lors du passage en bateau. 

Et nous continuons vers Baarle-Hertog, je m'accrocherai le plus possible au groupe  et ne m'en décrocherai que dans les 10 derniers kilomètres environ.  Je m'arrêterai même pour vérifier sur le papier le kilométrage du contrôle (j'avais 253 en tête mais c'était 259).  Arrivé au contrôle les autres ont crié, car j'allais continuer.  Là aussi, arrêt assez rapide, on me demande même où se trouve celui que j'ai appelé "de duwende Hollander".  Mais je n'en ai aucune idée, je croyais être le dernier du "groupe de tête".  Nous repartons et cette fois je me place le plus possible en 3 4 ou 5 ème position, il arrivera que je sois devant.  Et avec cette protection, j'ai pu rester, sans problème dans le groupe.  Lors de la dernière fuite je resterai avec le groupe, et nous resterons groupés jusqu'à l'arrivée. 

Un collègue de notre "duwende Hollander" signalera que son compatriote a encore une quinzaine de kilomètres à parcourir alors que nous nous régalons d'une bonne tartine et que nous buvons un bon verre.

Félicitation à Jan Geerts pour l'organisation impeccable de ce BRM et de cette journée.

Pour ceux que cela intéresse, ce premier mai c'est à Oostende qu'à lieu le prochain 300.

 

Dimanche 29/04/2012 : Le retour

Ce dimanche, je quitte mon B&B vers 9 heures le matin, direction Bruxelles, tempo à l'aise vu les 300 de la veille, vu le petit-déjeuner que je dois digérer.  Bref un petit décrassage d'une cinquantaine de kilomètres.  J'utilise la fonction "trace moi la route" de mon GPS et je me rends compte qu'il me signale que je m'approche d'un changement de direction par un bip à environ 100 mètres suivis de 2 bip bip à 50 mètres.  J'ai croisé pas mal de club cyclistes roulant en groupe (oui tu peux pleurer Alain, c'est ce dont tu rêves pour l'Aurore) et après 27 ou 30 kilomètres, je ne sais plus exactement, alors que je roulais sur la piste cyclable, un groupe me dépasse sur la route.  Je décide, malgré mon sac de 10 kilos sur le dos, de me mettre à leur poursuite pour profiter de leur aspiration. De 22 ou 23 km/h j'accélère jusqu'à 30, 32 et je réussis à me mettre dans leur sillage.  Je "profiterai" ainsi de cette escorte de luxe pendant 2 ou 3 kilomètres quand mon GPS m'enverra sur un autre route...  je ne serai pas content car j'aurais pu poursuivre encore au moins 500 mètres avec ce groupe car le GPS m'a fait prendre une route parallèle pour ensuite rejoindre celle empruntée par le groupe de cycliste (pourquoi ce détour ! ! ! ).  J'ai poursuivi ma route et me suis arrêté quelques minutes à Stenokkerzeel pour regarder quelques avions décoller.    

Je poursuivrai ma route jusque chez moi.

                                                                                                                                                                                   

Dimanche 29/04/2012 : « Pour une fois, c’est pas moi !! »
Par Alain Darville

L’aveu d’Eric est terrible et implacable. Il avoue enfin que c’est lui qui fout le boxon dans le groupe de l’Aurore. Cette fois-ci, il n’en a pas eu l’occasion, je l’ai fait à sa place. Désolé pour Luc, Stéphane et Marc K.

Comme les BRMs sont sans doute finis pour moi, et pour un petit temps, je suis arrivé frais ce dimanche au brevet du Cyclo Nivelles, « La Michel Dernies ». Les BRM 200 km sont sympas, mais à partir de 300 km, cela demande trop de temps et d’énergie. Le temps de ce week-end s’annonçant encore une fois merdique, je n’ai plus eu le courage d’encore en faire un. Et comme le voyage au Portugal arrive bientôt, il faut que je mette la pédale douce.

Donc, Freddy, Eric et Jean-Louis sont là aussi, avec le freelance Thierry. Luc avait bien dit qu’il allait essayer de faire le 105 km, mais je ne sais pas pourquoi, j’étais convaincu qu’il allait faire le 75 avec Marc et Stéphane. C’est pourquoi le départ, à 08h pétantes, a été un peu rapide. Je pouvais enfin y aller à fond, les autres n’ont pas été déçus. J’allais tellement à fond que j’étais en surrégime avec mon grand plateau dans une côte un peu trop forte. Vanitas vanitatum, omnia vanitas, je suis vite revenu sur terre, il m’a fallu 10 km pour m’en remettre. Thierry se promenait comme d’habitude, Eric et Jean-Louis sont alors passés et je suis resté avec Freddy dans les côtes un peu trop pentues. Et ici, ils les ont trouvées ces côtes : 9%, 11% et même une à 13%. Un aller-retour a même été tracé juste pour la faire.  

Mais cette fois-ci, nous sommes restés à cinq presque jusqu’au bout avec une petite pause après le dernier ravito. C’est après le dernier ravito qu’il s’est mis à pleuvoir juste assez pour salir les vélos.

Mais ça m’a fait plaisir de retrouver les copains après mes escapades BRMiques avec Christophe et Patrice. Freddy est resté le même, à l’entendre il est prêt à exploser dès le départ mais il est toujours là, même rouge comme une pivoine, il s’accroche comme un teigne au derrière de Jean-Louis. Eric s’arrange pour aller embrasser la seule fille présente au dernier ravito sous l’œil de son petit copain qui n’a rien vu puisqu’il photographiait tous les cyclos qui bougeaient. Et Jean-Louis, toujours aussi fort, est capable de rouler avec un pied et une main pour faire des photos en sifflotant alors que moi je suis occupé à mourir dans une côte face au vent.

Au dernier ravito, toujours, placé derrière un centre de beauté, c’était l’occasion pour Freddy et moi, de disserter sur la différence entre les mots « épiler » et « dépiler ». Comme pour moi, les centres de beautés me sont aussi étrangers que les hammams, je pensais bêtement que dépiler voulait dire retirer d’une pile. Et comme Ornella n’était pas là pour nous faire un cours magistral, nous n’avons pas eu de réponse. Et bien les définitions sont les suivantes :

Épiler = signifie enlever les poils. Le préfixe é- indique que l'on retire quelque chose. Ici, on arrache les poils en bonne santé.
Dépiler = signifie faire tomber les poils, ce qui est différent. Ceci est en général la conséquence d'une maladie dépilatoire (qui fait tomber les cheveux et les poils) par exemple. Les poils et les cheveux morts tombent d'eux-mêmes. Le suffixe dé- indique une perte.

Donc, en conclusion :
Épiler indique un acte où l'on arrache des poils en bonne santé.
Dépiler indique la chute des poils, morts ou de façon provoquée (avec une crème).

Sur ces considérations, nous sommes repartis des questions pleins nos esprits.

L’arrivée à Nivelles a été un peu clopinante. J’arrive à faire un 300 km presque sans problème, ici après un petit 105 km, dans l’avant dernière côte (de merde quand même (9%)), je me tape une crampe dans l’arrière cuisse gauche, je ne pouvais ni tendre, ni plier la jambe. J’ai dû finir sur une patte.

L’après-vélo a été un peu long. Mais cela nous a permis de voir Fabien (toujours aussi speed) et ses BBB, partis à 9h, mais arrivés deux heures après nous Innocent .

 

Nivelles: La Michel Dernies (29/04/2012)

                                                                                                                                                                                      

Samedi 21/04/2012 : Le BRM 300 et Éole
Par Alan Darville

L’inconnue de ce BRM est bien Éole. Éole est en effet un « régisseur », c'est-à-dire « un dispensateur, qui distribue, dispose » les vents en force et en direction. Je ne doute pas une seule seconde de ce qu’a décidé Éole pour ce samedi. Ce sera un vent du sud-ouest, force 6 à 7. Mais je doute de ma capacité à tenir 150 km vent de face. Il n’y qu’à voir les drapeaux qui ne flottent plus mais qui imitent leurs confrères de la mer. D’un autre-côté, avec tout ce qu’on a déjà fait, ce n’est pas ce petit détail qui va me faire peur, quoique….

Les BRM 200 km sont finis, on attaque les choses sérieuses. Ce samedi ce sera un BRM 300 km, le premier de la saison et qui est organisé par notre club, l’Aurore-Cyclo. Avec les conditions climatiques et la « concurrence » d’un autre BRM à Saint-Trond, je m’attendais à 10 partants, nous serons 9, dont 5 du club.

Les partants sont donc :

Roger Bourgeois
Patrice Martin (Aurore)
Guy Godfrind (Aurore)
André Vaneeckhout (Aurore)
Alain Darville (Aurore)
Jan Geerts
Christophe Van Schepdael (Aurore)
Mic Camertijn
Marcel Frieremans

Merci à eux, d’être venus.

A 6h30, les inscriptions sont finies. Dan est venu pour inscrire les rares partants, secondé par Jean-Louis qui est venu finir sa nuit stibienne pour assister à notre départ. A 6h30, donc, nous ne sommes plus que trois à partir, Patrice, Christophe et moi. Les autres sont déjà partis, en solitaire ou à deux. Le long du canal, le vent est bien là, et nous achevons de réveiller les oies et canards, qui ne sont pas très partageurs (surtout les oies) de leur terrain de jeux. Stoïques, les oies affrontent les cyclistes, de face, en soufflant et sans bouger. On doit faire des zigzags pour ne pas les écraser. Quelques travaux se font le long du canal, ce qui fait qu’il faut faire du hors-piste, et du porter de vélo, en pataugeant dans la boue pour continuer.

Jusque Clabecq, Patrice reste bien calfeutré dans nos roues, mais dans la côte de Virginal, l’hallali de Patrice est proche, et on en profite pour passer André et son copain Roger. Encore un peu plus loin, c’est Guy qui est repris. On continue, tranquille pour Christophe, un peu en surrégime dans les côtes pour moi.

A Ecaussines, une route en travaux finit de ravager nos vélos, même en roulant à vitesse réduite, la chaine expulse le peu d’huile qui lui restait et absorbe la terre présente en abondance.

Un peu avant d’arriver à Houteng-Aimeries (1er contrôle), nous passons Jan, Mic et Marcel. C’est peut-être un peu présomptueux pour moi, mais à ce moment, je suivais encore Christophe (même de loin parfois).

Au 1er contrôle, il est 8h40 (km 51) tout le monde finit par se retrouver. Le temps du repos est variable pour chacun, Christophe et moi, on frise la ½ heure. Guy recharge son GPS avec une recharge portable. Je ne savais même pas que ça existait. Il faudra peut-être que Mic lui demande comment ça marche car ses batteries ont rendu l’âme bien avant la fin du 300.

Nous repartons à trois, Patrice, Christophe et moi. Mais Christophe, n’a plus de frein avant, son câble s’est détendu, le boulon s’est desserré. Le temps de le refixé, Patrice est parti. C’est le tronçon le plus difficile, tout le temps en faux-plat montant, avec un vent qui ralentit le cyclo même en descente.

Nous arrivons donc à Solre-le-Château à 11h (km 95). Nous retrouvons Mic, Jan et Marcel. Au café, chez Ninie, qui organise une soirée disco le soir même. Ninie est tombée sous le charme de Christophe qui veut absolument qu’il vienne danser avec elle le soir-même. Christophe, que rien n’arrête, a dit : « Peut-être… ». Mais Ninie ne veut pas nous croire lorsque nous disons que nous faisons un 300 km. Il faut qu’on lui dise qu’on repassera dans 4 heures pour qu’elle réalise ce qu’on fait.

Mic demande qu’on roule avec eux, ce sera moins fatigant, pour affronter le vent. Nous laissons donc Patrice à ses dattes, et nous partons à quatre. Marcel, Mic, Christophe et moi, nous allons affronter la dernière portion de 50 km avec le vent comme ennemi. Je suis déjà crevé après 100 bornes, et il en reste 200 à faire. Il faut passer au-dessus des appels au secours des muscles des cuisses et continuer.

Dans le groupe, c’est Marcel qui fait le gros du travail. Mic fait aussi sa part de travail et sert de régulateur du groupe, quand une grosse côte fait que je m’éloigne irrémédiablement du groupe, les autres m’attendent. Christophe a toujours l’air de se promener. Dès que je peux, je vais aussi devant, c’est-à-dire pas souvent.

Les paysage deviennent superbes, c’est vraiment une belle région (Le Thiérache), cette partie de la France, et les routes sont autrement plus roulantes qu’en Belgique. Le soleil est assez souvent là, ce qui fait que la température monte (De 5°c , le matin, nous sommes à 17°c en début d’après-midi). Nous essuyons encore une averse mais de courte durée.

Marly-Gomont est atteint à 13h30 (km 156). Le plus dur est fait, maintenant le vent sera dans le dos. Pour quitter Marly-Gomont, il faut gravir une grosse et longue côte (de 107 m, on repasse à 227 m).  Mic qui chauffe un peu trop, fait une pause pour se déshabiller.  Je n’ose pas trop enlever quelque chose, avec les averses qui nous pendent toujours au nez.

Mais maintenant, ça roule. Le vent nous pousse, on roule entre 30 et 35 km/h sans problème. Trélon et ses toboggans montants, sont encore un passage difficile, de même que la longue et difficile côte pour arriver à Solre-le-Château à 16h (4ème contrôle, km 204).

Ninie fait encore une proposition à Christophe, même si celui-ci est déjà un peu moins fringant qu’il y a 100 km. Et en plus, il faut dire à Ninie qu'on ne repassera plus avant ???. Avant de très longs mois. Snif...

Pour retourner à Bracquegnie, comme c’était la partie la plus difficile à l’aller, c’est la plus facile au retour. Vent dans le dos, faux-plat descendant, ça roule. Après Merbes-le-Château, de gros nuages noirs et menaçants sont là. Le vent se lève (c’est pour rire, il était déjà lever). La soufflerie est donc mise au régime maximum. Le vélo s’envole, laissant le cycliste à pied. Il faut rouler incliner à 45°. La pluie de mousson venant en plus, on fait une pause dans un café à Peissant. Jan passe imperturbable, voyant nos vélos, nous faisant un petit signe. Nous le retrouvons à Bracquegnie, la pluie ayant cessé et le vent s’étant calmé. 5ème contrôle, il est 18h20 (km 245). Dans le café, il faut aussi répondre aux questions des habitués que notre présence semble un peu distraire.

La dernière ligne droite est là. Le GPS de Mic est mort. Christophe et moi, nous connaissons la route par cœur. Le Canal du Centre et ses ascenseurs hydrauliques sont toujours un chouette et beau moment à passer. Après Ronquières, c’est de nouveau les 30 derniers km du canal Charleroi-Bxl à faire. C’est long, parfois dangereux avec les bosses et les trous de l’asphalte. La boue des travaux de l’aller est devenue de la gadoue et de la michepape. Après le bain de boue, c’est le retour à Bruxelles. Enfin, après 300,5 km, il est 20h40, le BRM 300 km est fini. Carine, Abygail et Dan nous attendent à la buvette du centrer-sportif. Mais une musique à plein régime nous y attend aussi. Après 300 km en s’étant levé à 4h30, c’est peut-être un peu trop dur à supporter. Comme les autres sont sans doute très loin, on n’attend plus.

En tout cas, merci à Mic, Marcel et Christophe pour m'avoir aidé à faire ce BRM sans trop de problème et surtout d'avoir eu la patience de m'attendre dans chaque grosse côte.

Patrice est arrivé en solitaire deux heures plus tard vers 22h45, les autres encore après.

Christophe, à peine émoussé par ses 300 km, va prendre sa voiture, pour aller jusque Solre-Le-Château et danser avec Ninie avant d’enchaîner un petit 80 km avec Hoesvil le lendemain au Bianchi Trophée de Ternat (au fou).



 

BRM 300 km : Bruxelles - Marly-Gomont - Bruxelles (21/04/2012)


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Samedi 14/04/2012 : Le BRM 200 de Bomerée
Par Alain Darville

Cette fois-ci, le BRM 200 de ce week-end part de Clermont, au sud de Charleroi. C’est un ancien BRB fléché (avec les flèches aux poteaux). Il y a donc assez bien de partants, mais comme il y a différentes distances, beaucoup ne font pas le 200 km. Son nom est : « Le Rallye de la Trappiste ».

Nous sommes donc là à quatre du club. Guy, parti bien avant nous, Christophe, Patrice et moi. André ayant été faire le BRM 200 km de Tournai.

A huit heures pile, nous partons dans le brouillard à trois. Christophe va rouler avec nous une grosse dizaine de kilomètres jusqu’au Lac de l’Eau d’Heure. Lac qui à cette heure et à cette période de l’année est invisible perdu dans les nuages. Il faudrait faire le parcours à l’envers, comme ça il serait visible l’après-midi. Nous retrouvons Gilles des BBB qui est venu si loin pour faire un petit 70 km.

Mais Christophe est parti. Patrice a des problèmes avec les batteries de son GPS qui tiennent 20 km. Comme il ne veut pas acheter de nouvelles, il doit en prendre une vingtaine dans son sac à dos pour arriver à boucler 200 km. Le changement prend du temps. Je l’attends au début, mais finalement j’y vais tout seul direction Chimay via Virelles. Le parcours est assez roulant, ce qui fait que Patrice n’est pas trop loin en arrivant au 1er ravito à Forge-Philippe au km 54. Ravito bien fourni et copieux.

Comme Patrice à l’air de bien rouler, je vais de nouveau essayer de rouler avec lui. Mais le parcours devient de plus en plus accidenté. Nous arrivons en France, en Thiérache. Les paysages sont toujours aussi beaux, surtout que le soleil est là maintenant.

C’est une succession de vallées à franchir, avec chaque fois de grosses descentes et de grosses montées. En fait, nous suivons la route des villages où les églises sont fortifiées. Patrice a maintenant des sauts de chaines, et la vitesse décroit fameusement. Comme j’ai un peu de temps à perdre, j’en profite pour jouer avec mon appareil photo et j’essaye de faire des autoportraits en roulant. Ce n’est pas encore concluant. Ensuite, sans vraiment le vouloir, j’abandonne Patrice qui roule de moins en moins vite.

Le contrôle/ravito suivant est à Anor au km 134. Cela fait 80 km à faire dans la campagne française sans possibilité de se ravitailler. En plus maintenant le vent s’est levé et il est de face pour rentrer.

A Anor, je repars avant d’avoir revu Patrice, mais j’ai vu au loin Guy qui partait quand j’arrivais.

Donc je retrouve Guy un peu plus loin. Nous roulons une dizaine de km ensemble. A Macon, une déviation est obligatoire, parce que la route est bloquée pour une course cycliste locale. Après avoir fait un détour de trois km, nous passons devant le Lac du Val Joly. A Beaurieux, au km 174, c’est le 3ème contrôle/ravito. Nous sommes dans les derniers. Nous reprenons la route de notre BRM 300 km en passant par Hestrud et Cousolre. J’abandonne encore une fois Guy. Je dois me farcir le vent de face, tout en me coltinant, dans les petits chemins de campagne, un cortège de 4x4 bien polluants, une fois de face et un peu plus loin de dos. Chaque fois, il me reste 3,5 cm de place pour les laisser passer. Je ne comprends pas très bien, le plaisir qu’ont ces gens à rouler comme ça en convois sur routes.

Mon BRM est fini à 18 heures. Christophe est déjà parti depuis 16 heures. Une petite note sur ma voiture me signalant qu’il a fait ce BRM de 205 km et de 2400 m de dénivelés à 28,5 km/h de moyenne. Ce n’est pas vraiment mon cas. Mais à la vitesse où je l’ai roulé, je ne suis pas trop fatigué. Ce qui fera dire à Freddy le lendemain que je fais des relais crapuleux. Crapuleux peut-être, mais tout le monde sait les suivre.

Patrice arrive, encore une fois tout excité, une heure plus tard. Ce BRM bien que très joli, fait que la journée est longue, très longue, voyage en voiture compris.

BRM 200 km - Bomerée (Clermont)


Lien vers les photos du Club de Bomerée



Brm 200 km Bomerée

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Dimanche 08/04/2011 : Rouler avec Hoesvil
Par Alain Darville

Je ne sais pas trop pourquoi je m’obstine à vouloir rouler avec le reliquat du groupe A. Je me retrouve avec Christophe et Thierry (notre cyclo indépendant). Comme Christophe est frustré d’avoir du rouler toute la journée de samedi en sous-régime, je sais déjà qu’il va se défouler aujourd’hui. Mais avec un Eric qui a toujours peur que son genou ne tienne pas et un Freddy qui a dû manger une moule avariée, le groupe B à fière allure. Luc, Umberto, Stéphane les accompagnent. Guy est parti en solo, de même que Jos qui part avec le groupe A pour nous accompagner 400 mètres, le temps que Christophe ne mette la machine en route.

C’est donc le brevet du WTC Zellik (« Huvels en bochten »), qui partant de Zellik va faire des zigzags en passant par Wemmel, Meise, Merchtem, Buggenhout, Wieze, Erpe-Mere, Lebeke et Ternat.

Les dépressions atmosphériques faisant une pause, il fait beau et sec, sans vent, j’en profite pour sortir mon beau vélo. Ce vélo j’en aurai besoin pour arriver à suivre Christophe et Thierry à du 40 km/h pendant 5 km, jusqu’au secteur pavé n°1. Comme je n’ai pas envie que mon vélo ne parte en morceaux et que je ne m’appelle pas Tom Boonen, je continue en solitaire. Je rate une flèche et le temps de faire demi-tour, je me retrouve avec le groupe d’Hoesvil avec qui je vais rouler presque jusqu’au bout des 110 km.

Le groupe d’Hoesvil, bien que roulant assez vite, avance d’une façon régulière, sans accélération folle dans les côtes. Les relances dans les virages bien qu’assez appuyées ne sont pas mortelles pour les derniers du groupe. Un ancien du groupe d’Hoesvil s’excusait même pour la façon un peu brutale de rouler des leaders, alors que moi, j’aimerais qu’à l’Aurore, on arrive à rouler comme ça. Mais c’est un vœu pieu. Nous ne sommes déjà plus assez nombreux, et dès qu’une côte se pointe, c’est le sprint pour arriver au sommet, le groupe ayant alors explosé.

J’en profite donc, pour rouler rapidement sans trop d’effort. Guy est repris, puis c’est Umberto. Stéphane et Luc sont rejoints au contrôle de Wieze (au km 49). Stéphane me dit : « c’est ça le groupe B, Eric et Freddy (les 2 invalides !! (NDLR)) roulent comme des pétés ». Luc, lui est plutôt content d’avoir réussi à les suivre si longtemps. Stéphane part sur le 70 km, et je demande à Luc de me suivre, mais visiblement Luc a envie d’un peu ralentir. Le groupe d’Hoesvil est de retour et c’est reparti. Je commence à prendre quelques relais, le rythme est toujours constant et soutenu.

A Erpe-Mere, un comique a inversé une flèche, si bien que tout le monde fait une belle descente pour se retrouver à un carrefour sans flèche. Il ne reste plus qu’à tout remonter et rechercher les bonnes flèches. Personne ne remet la flèche dans le bon sens, comme ça tout le monde en profite.

Nous récupérons enfin Eric, Freddy et Christophe au km 70. Il ne faut pas longtemps pour que Christophe ne vienne émoustiller les 1ers du groupe d’Hoesvil en faisant des accélérations de malade dans les faux plats montants. La vitesse du groupe augmente tout doucement. Mais on tient jusqu’à Lebeke, au 2ème contrôle.

Freddy, fatigué (c’est ce qu’il dit), continue. Un petit groupe se forme. Christophe nous passe, nous repasse, toujours avec ses accélérations. Pour moi, les km commencent à peser, sur le plat, ça va, mais dès que ça monte un peu fort, c’est terminé. Je finis les 10 derniers km en solo. En deux jours, j’ai fait 350 km, en roulant ce dimanche à plus de 29 km/h. Fatigué, j’ai ma dose pour ce week-end…

Thierry qui s’est trompé en ratant une flèche arrive quelques minutes après moi. Les deux couples suivants arrivent bien plus tard : Luc et Charlie, Jos et Guy, tous les 4 sur le 110 km.

 

                                                                                                                                                                                                                          

Samedi 07/04/2012 : Le BRM 200 de Asse dans le bon sens.
Par Alain Darville

Comme il ne pleuvait pas trop, et que je me suis levé à six heures du matin pour voir s’il pleuvait, autant y aller. Ce BRM ne s’annonce pas trop difficile, enfin, c’est ce que je croyais.

Le BRM de Asse, c’est le BRM de Daniël De Nijs et de Robert Luyckx.  J’arrive à 07h30, et déjà un groupe d’une vingtaine de cyclos est parti. D’autres vont partir de Tournai. Ce qui fait que comme Patrice et André partent en solitaire chacun de leur côté, il ne reste plus que Robert, Daniël, Frank Steenput,  Christophe et moi. Christophe est effaré. Lui qui voulait rentrer pour midi, il va devoir rouler avec nous. Je ne « dramatise » pas la situation comme lui. Tout le monde est bon rouleur, ce BRM devrait être fait en huit heures grand max. C’est ce que j’ai vu…

Tout le monde a le parcours avec lui. Deux GPS (Daniël et moi), deux feuilles de routes papier (Franck et Christophe) et une feuille de route mémoire (Robert). Il n’y a rien à faire, ce sont les GPS qui auront gagné le concours du meilleur indicateur. Quand la feuille de route (papier ou mémoire) se trompe ou demande conseil, le GPS corrige ou indique. Si le GPS se trompe, c’est parce que celui qui s’en occupe dort (moi) ou n’est pas attentif (toujours moi) ou a trop confiance dans la lecture papier (encore moi).

La 1ère leçon pour Patrice, est qu’il ne faut pas aveuglément faire confiance à son GPS. Il faut déjà étudier la carte avant de partir et surtout regarder dans quel sens il faut tourner. Rien qu’avec ça, on évite déjà des problèmes.

La 2ème leçon, toujours pour Patrice, est qu’il faut indiquer dans son GPS, les points de contrôle. Comme ça, c’est facile de les trouver et on sait toujours à quelle distance, ils sont

Nous sommes donc partis à 08 heures pile sous un petit crachin. Le vent qui est très faible, est de dos. Nous prenons les petites routes. Malheureusement les petites routes, bien que bucoliques, sont, quand il pleut, une horreur pour les vélos. La boue répandue à longueur d’année par les engins agricoles se fait un malin plaisir à venir partout où ça fait mal. Sur la chaine et dans les pignons. Le vélo fait rapidement de la limaille et s’use à la vitesse VV’.

L’allure n’est pas si lente que Christophe le craignait. On tient un petit 26-27 km/h de moyenne. C’est Franck qui fait le boulot d’ouvreur et de guide, la plupart du temps, ce qui fait qu’à la fin, je ne regarde même plus le GPS.

A partir d’Enghien, nous empruntons cette fameuse Chaussée Romaine. Sur la carte, on dirait une erreur dans le tracé GPS. Mais nous allons faire presque 20 kilomètres de pure ligne droite. Christophe se souvient l’avoir déjà empruntée lors de notre mémorable Bruxelles-Barcelone 2010. Je ne sais plus, on fait tellement de routes…

Nous arrivons à Beloil vers 11h après +- 80 km. Pas de trace de Patrice et d’André. Est-ce qu’on roule si mal que ça ? Il ne pleut plus mais mon vélo commence à grincer. Christophe qui est venu sans rien à manger, avale mes petits sandwichs que nous avions reçus au départ. Comme j’ai mon casse-croute avec moi, ça m’allège.

Nous arrivons à Antoing, via des routes faites lors de nos flèches 2011 Bruxelles-Antoing. Et puis c’est Tournai, en longeant l’Escaut. Nous croisons donc Patrice, qui a l’air de se battre avec son GPS. Pas de trace d’André, qui aura dû prendre un chemin alternatif.

Et puis nous arrivons à Mont Saint-Aubert. Je ne connais pas, mais maintenant, je connais. C’est quoi cette côte ? Le mot Mont aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Ca grimpe, toutes les vitesses y passent. Ça finit à 12%. 100 mètres de dénivelés sont faits en 700 mètres. Une horreur. Christophe se régale. Loin devant.

La vue sur la région, n’est pas mal. Le panorama est assez impressionnant. Mais maintenant les choses sérieuses commencent.

Le vent s’est levé. Il n’est pas vraiment de face, mais il est rarement favorable. En plus, nous allons traverser la région des collines. C’est une belle région, les paysages valent le détour, surtout que le soleil fait de temps en temps son apparition.

Mais faire la région des collines via les petites routes de campagne, s’est usant. Ce sont les côtes après les côtes qui se succèdent. Régulièrement, nous attendons Robert et Daniël. La moyenne descend fameusement, ce qui fait dire à Christophe : « Je n’ai jamais fait un BM aussi lentement ».

Moi qui pensais, qu’en roulant relax, j’allais être frais à l’arrivée, je suis rentré vider. J’ai eu ma première fringale de l’année, vite passée en avalant du sucre, mais les dernières côtes auront été un chemin de croix.

En fait, nous avons fait à l’envers, ce que tout bon cycliste doit faire : Commencer par les difficultés et/ou partir vent de face. Ceux qui sont partis de Tournai, auront fait le bon choix.

Mais sinon, nous avons passés une bonne journée, le parcours était impeccable. Le BRM s’est fait en 9h30. Christophe en est encore rouge de honte.

 

BRM 200 km Asse (07/04/2012)


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Samedi 07/04/2012 : Mon MRB de Asse (BRM vélo-reverse).
Par Patrice Martin

Ce samedi c'est le BRM 200 à Asse.

Je rejoins Asse en vélo et, à l'arrivée, je vois déjà quelques randonneurs qui se préparent sur le parking et un groupe autour de la table d'inscription.  Robert, notre hôte du jour, y officie. 

Notre Christophe est déjà là fin prêt à en découdre avec ce 200.  Je m'inscris et Christophe me pose des questions sur l'utilisation d'un GPS (on pourrait faire une petite « formation » « présentation de l'utilisation du GPS » et échanger nos connaissances et nos trucs au sein du club, cela pourrait toujours servir, oui même pour moi vous allez comprendre.

Il me dit qu'Alain ne savait pas s'il allait venir, cela allait beaucoup dépendre du temps.  Je m'apprête à partir quand je vois André qui se prépare et Alain qui arrive.  Alain est aussi venu à Asse en vélo.  Finalement comme cela ne bouge pas beaucoup, je pars.  Il faut déjà partir dans une autre direction car il y a des travaux sur les premières routes empruntées.

Je pars guidé par mon GPS mais à un moment il y a plusieurs traces.  Quand le parcours aller et retour se croisent et qu’on n’a pas (peut-être comme le fait Alain) découpé son parcours entre aller et retour, on se retrouve comme moi à partir de Asse non pas ver Beloeil mais vers  Tournai !

Et oui, moi aussi j'ai besoin de cours et de conseils d'utilisation du GPS.

Pour moi ce sera donc un MRB (un BRM auto-reverse ou plutôt vélo-reverse).  Je ne le regrette pas trop, ainsi je dois me débrouiller seul et voir si je sais tirer mon plan.  Après 45 kilomètres je croise deux connaissances MIC notre randonneur 2011 et son collègue Kristof.  Nous nous saluons mais sans nous arrêter.   Une dizaine de kilomètres (13 exactement) plus loin encore un randonneur connu, Daniel Cauchies.  Un salut aussi sans s'arrêter.  Encore quelques kilomètres et je croise un autre randonneur mais je ne sais s'il roule sur le 200 de Asse ou si c'est un randonneur solitaire.  (Peut-être le randonneur sans casque mais qui portait cette fois, et je peux le comprendre, un bonnet). 

Je poursuivrais seul jusqu'au mont Saint-Aubert  au kilomètre 86,202 pour mon compteur.  Je mange, bois et je ne m'attarde pas trop car je commence à avoir froid. J'ai essuyé l'une ou l'autre petites pluies, jamais forte mais assez pour tester ma veste windstopper (déperlante). Je repars car je commence à grelotter de froid.

Au lieu de la monter, moi je descends la rue de la Folie et, dans cette descente, je croise déjà les premiers randonneurs partis dans la bonne direction. Jan Geerts, un groupe d'environ 5 randonneurs et un autre groupe avec notre « Rowing » bike bien reconnaissable.  Je leur dis que je fais le tour en sens inverse depuis le départ.  Et je poursuis ma route vers Beloeil.  Je croiserai ainsi les randonneurs roulant dans le bon sens.  Alain, Christophe et Robert qui essaiera de me remettre sur le bon chemin et aussi notre bon André à qui je crierai que je poursuis dans le sens inverse.

A Beloeil, je vais, non pas au contrôle,  mais rendre une courte visite à la marraine de mon frère qui habite à Huissignies à quelques 800 mètres du contrôle.  Elle fêtait il y a 2 jours son septante-huitième anniversaire.   J'ai mangé et bu en sa compagnie en prenant des nouvelles. Pendant ce petit arrêt il y a eu une petite pluie que j'ai donc évitée.  Mon compteur indiquait  126,43 kilomètres. 

Après une petite demi-heure, j'ai pris congé et me suis rendu au contrôle. Là  j'ai fait apposer mon cachet, j'ai bu un jus de fruit et j'ai poursuivi ma route.  Direction Asse via, entre-autre la chaussée Brunehaut, ancienne chaussée romaine que vous pouvez remarquer facilement sur une carte car elle est tout-à-fait en ligne droite.  Les romains ne s’embarrassaient pas trop  de détails et pour déplacer leurs armées et leurs « impedimenta » (toute la logistique et ce qui est nécessaire à une armée, tentes, cuisine, ...etc) il n'était pas question de faire de détour, la ligne droite était privilégiée.  Aux environs du kilomètre 145, qui je rencontre à nouveau ?  Mic Cammertijn et Kristof Allegart.  Mic vient à ma rencontre et nous parlons un moment.  Nous nous rencontrerons peut-être encore ce lundi si la météo n'est pas trop défavorable car on annonce, pour le moment de la pluie et des vents jusqu'à 70 kilomètres par heure.   Une dizaine de kilomètres plus loin je recroise Daniel Cauchies, je le salue, nous nous arrêtons et parlons un peu, il me signale qu'on lui a refusé son cachet à Asse. 

Espérons que ce malentendu puisse être levé.  J'en ai touché un mot à Robert à l'arrivée (heu oui vous savez la fin maintenant, je suis arrivé).  J'ai donc continué ma route sur la chaussée Brunehaut, une bonne vingtaine de kilomètres avec le vent défavorable, par toujours de face et en prime, ce n'est pas plat.  J'en toucherai un mot aux ingénieurs romains pour leur signaler qu'il est possible de faire en sorte qu’une ligne droite puisse aussi être plus plane.  Ils auraient pu penser aux cyclistes qui passeraient quelques 2000 ans plus tard quand même. 

Au kilomètres 161,03 je décide de m'arrêter en haut d'une côté et je mange ma dernière banane et un sandwich et une gaufre distribués au départ.  Je l'avais oublié, mais c'est encore une des caractéristiques de ce BRM (pour moi MRB) de Asse, on y distribue un paquet lunch.

Je repars pour la dernière partie en étant un peu plus attentif pour la fin à voir dans quelle direction je dois prendre car si cette fois je me trompe, je risque de repartir pour un tour de 200 kilomètres.   J'arriverai vers 18h40 au sportcomplex de Asse.  Robert qui s'apprêtait à partir est revenu sur ses pas pour reprendre ma carte.   Merci Robert.

Décidément ce 200 de Asse est toujours plein de rebondissements :

La première année, mais le parcours était différent (plusieurs côtes du côté de Tubize ou Rebecq)  m'ont fait perdre le groupe et j'ai abandonné.  L'année passée, peu de monde mais du beau temps, je me souviens d’une séance photographique dans le soleil sur la terrasse au mont Saint-Aubert, cette année un trajet fait en sens inverse avec bruine et légère pluie dans les cinquante premiers kilomètres, le reste presque constamment nuageux bien qu'à deux ou trois reprises j'ai pu voir un rayon de soleil et mon ombre.

Je pensais aller à Zellik ce dimanche mais mon vélo, qui a fait cuik cuik cuik  après les 50 premiers kilomètres à chaque fois que j'utilisais les plus petits développements, m'oblige a passer un bonne partie de mon dimanche à nettoyer mon vélo de cyclo-cross (enfin c'est son aspect avec la boue qui le couvre).

17:39 Écrit par Aurore-Cyclo dans avril-2012 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/03/2012

Sorties Mars 2012


Aurore-Cyclo: Le film de l'hiver 2012 par Aurore-Cyclo 

                                                                                                                                                                                    

Samedi 31/03/2012 : BRM 200 de Lier
Par Alain Darville

C’est un BRM pas trop difficile qui nous attend aujourd’hui. C’est tout plat. De Lier, nous allons vers les Pays-Bas. Nous allons faire un triangle autour de Turnhout, en passant au nord de Baarle-Hertog et en nous rapprochant de Breda.

Jean-Louis et Patrice sont avec moi pour faire ce parcours. C’est un peloton groupé d’une trentaine de cyclos qui s’élance à 08h pile. La première partie (70 km) se fait vent dans le dos. Nous progressons rapidement sans problème. Patrice a de temps en temps des fourmis dans les jambes et provoque quelques accélérations, mais rien de bien méchant. La constante de ce parcours est qu’il emprunte tous pleins de pistes cyclables en suivant les Knooppunt.  Tout seul, sans GPS, j’y serais encore. En peloton, il n’y a qu’à suivre. Parfois nous roulons sur de la terre ou du sable. S’il avait plu, cela aurait été un peu catastrophique.

Le 1er contrôle est atteint sans encombre avec le peloton groupé après 70 km.

Nous repartons en deux groupes. Comme maintenant, c’est vent de face, cela ne va plus très vite. Patrice me chante quelques chants allemands, pour que je ne m’endorme pas. Pour un prochain BRM, il mettra une tablette sur son sac à dos (cela ne vient plus à 1 kilo). Comme ça je pourrai suivre un film tout en roulant. J’en ai quelques-uns qui durent au moins 6 heures : « Le Soulier de satin » (1985), « Les Misérables » (1925) ou encore « Mahatma: la vie de Gandhi », 1869-1948 (1965).

Mais c’était sans compter sur Jean-Louis. Après 95 km, il s’est réveillé. Sans doute devait-il être rentré pour une certaine heure, toujours est-il que la vitesse s’est considérablement élevée et que le groupe a explosé. Comme d’autres cyclos se sont piqués au jeu, cela devient un peu rapide. Patrice ne met pas longtemps avant de disparaitre. Jean-Louis a un saut de chaîne et disparait aussi. Mais je ne vois rien, tellement occupé à tracer avec le groupe. Dans le sable à 30 km/h, c’est parfois un peu délicat de garder son vélo en équilibre. Personne dans le groupe ne tombe, mais Patrice s’est fait une petite gamelle.

Mais déjà le 2ème contrôle est là après 135 km. Rouler comme des tapés, c’est amusant, mais il reste encore 70 km à faire. Dans la taverne, il y a un monde fou. Il y a un mariage, et nous avec nos équipements de cyclos en sueurs, on dénote un peu.

J’attends Jean-Louis, qui après son saut de chaîne, s’est perdu. Son GPS a une trace incomplète. Par chance, il rencontre un autre cyclo rameur égaré. Ensemble, ils vont arriver.

Patrice n’est jamais passé. Encore une fois, perdu à jamais.

Je repars avec Jean-Louis et un petit groupe de 4 cyclos. Nous longeons l’autoroute Breda-Anvers. Mais encore une fois, ça roule au ralenti. Presque sans le vouloir nous partons à trois. De temps en temps c’est vent de face, de temps en temps c’est vent dans le dos. Ce parcours tourne dans tous les sens. Je commence enfin à m’amuser. A 30 km/h, il faut faire de la navigation, gauche, droite, demi-tour, en avant (ça arrive).

Finalement, nous arrivons à Lier, tout juste 8 heures après le départ. Patrice n’est pas loin derrière. Il a raté le 2ème contrôle et a poursuivi son chemin. On l’a dépassé quand il mettait un cachet sur sa carte de BRM dans le seul café qu’il ait trouvé sur tout le parcours.

Dans l’ensemble, c’est un beau parcours. Les chemins empruntés font que parfois il faut jouer à l’équilibriste, et qu’il faut surtout un bon GPS.

 

31-03-2012 BRM 200 Lier

 


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Samedi 24/03/2011 : En route vers La Meuse
Par Alain Darville

Le 2ème BRM 200 km organisé par l’Aurore-Cyclo démarre toujours d’Anderlecht mais cette fois-ci, il va à Anhée, pas loin de Dinant, via Braine-l’alleud, Court-Saint-Etienne, Corroy-le-Château, Ham-sur-Sambre et Maredsous par la Vallée de la Molignée.

Encore une fois, le temps est avec nous, avec même un après-midi estival, et tout ça au mois de Mars. 43 partants étaient au départ, avec quelques départs à 07h et le gros du peloton partant à 7h30. De notre club, étaient présents : Guy, Patrice, Jos, Daniel, Martin et André partants à 7h. Pietro, Christophe, Gabriel, Jean-Louis et moi, partants à 7h30. Dan fera les 44 premiers kilomètres, de même que Freddy. Carine est aux inscriptions.

Les autres clubs bien représentés étaient le Brussels Big Bracket avec un équipage hétéroclite de 5 partants. Fabien est venu avec  un boxeur, un marathonien, un triathlète et un poète. Le 2ème club sur-représenté est le club Volga, avec une dizaine de partants, mais ceux-ci ne rentrent pas leurs cartes de BRM. C’est toujours un plaisir de rouler avec eux, ils sont super sympa, même s’ils roulent un peu vite.

Michael du RCTB est venu, pensant que ses copains de club seraient là aussi. Ce n’était pas le cas, il s’est donc élancé un peu inconsciemment dans ce BRM.  Au début en suivant comme il pouvait le groupe, ensuite, il a fait ce qu’il a pu pour rentrer. Sur ce coup-là, ses copains n’étaient pas sympas. Mais il est arrivé au bout.

Il parait donc que je suis parti en stoumeling (ou en catiminni), à 7h30 pile. Ce qui a bien fait gausser Fabien toute la journée. Je n’avais pas mon sifflet, et le club n’est pas assez riche pour s’offrir les services d’un starter. Si tout le monde dort, ce n’est pas ma faute.

L’armada est donc partie chaotiquement via un autre chemin que l’année passée. C’est plus long via le canal mais c’est surtout plus plat, ce qui n’est pas plus mal. Les routes sont ce qu’elles sont, c’est-à-dire mauvaises. Il faut rester tout le temps attentif pour ne pas mettre ses pneus dans des trous ou des crevasses. Ce sera malheureusement une constante sur presque tout le parcours. Il ne faut longtemps pour que nous fassions une pause à la faveur d’une crevaison. Christophe montre ses talents de pompistes et nous repartons sur un bon rythme. Nous passons par le Lion de Waterloo où les Volgas nous obligent à aller sur la piste cyclable, la route étant réservée aux voitures. Piste qui doit dater d’avant l’invention du velo, mais bon.

A Court-Saint-Etienne, au premier contrôle, nous récupérons, ceux des nôtres qui étaient partis à 7h. Guy est en indélicatesse avec un de ses pneus qui n’a « que 3000 kilomètres », mais qui semble avoir affronté la traversée d’un désert rocailleux. Troué de partout, et où il n’est pas troué, avec pleins de pierrailles incrustées. Comme il a mes anciennes roues sur lesquelles je ne suis jamais arrivé à monter un pneu, Dan et lui, poussent et tirent en même temps pour arriver à enlever le pneu qui s’y trouvait. Pour le remettre, je ne sais pas, nous sommes partis. Dan et Fed repartiront à Bruxelles ensemble.

Mais la vitesse est élevée. Sous l’impulsion des Volgas , nous sommes partis sur le rythme de l’Aurore sur un 60 km. Une grosse chute intervient. Rien de cassé, mais pensant qu’il arrête-là, le cyclo dit qu’il va appeler sa femme. Nous partons, mais comme son vélo à l’air ok, il continuera le 200, un peu écorché de partout. Courageux, le gars.

Ça devient un peu de la folie, je m’accroche tant que je peux, et dans la longue côte précédant Fosses-la-Ville, je décroche. Je vais faire les 25 km restants pour arriver à Anhée seul. Et bien non, Gilles des BBB, faisant son 2ème BRM est là. Nous allons rouler tranquille de concert. Il finit la première partie avec une fringale, un BRM ça s’apprend, les longues distance ne sont pas faciles à gérer, surtout au début. La vallée de la Molignée par la piste cyclable est toujours un bon moment, même si, avec tous les promeneurs, c’est parfois un peu dangereux.

A Anhée, les copains sont là, nous prenons notre temps avant de repartir. Nous récupérons Martin au passage, Patrice arrivant un peu après nous.

La route pour repartir est plus courte qu’avant, mais la côte qu’il faut emprunter pour repartir est mortelle. 9% en continu sur 1 km, je monte à 8 km/h. Le groupe éclate dans tous les sens. Christophe, Gabriel et Martin sont partis avec d’autres. Avec moi, il reste, Pietro, Jean-Louis avec quelques Volgas et Fabien. Les Volgas assurent le tempo face au vent. Comme ils sont tellement forts, personne ne va devant.

Mais Pietro et Jean-Louis commencent à avoir des crampes, suivre le rythme des Volgas est sans doute un peu présomptueux. Nous récupérons au passage Martin, qui n’a pas pu suivre les plus forts. Pietro ayant des problèmes dans les côtes, nous allons rester avec lui pour finir le BRM.

Un peu avant d’arriver au 3ème contrôle, à Court-Saint-Etienne, Christophe et son groupe qui étaient devant, nous dépassent. Heu, oui, quelque chose de pas normal ? Rouler vite, c’est bien, suivre la bonne route, c’est mieux. « Où est Gabriel ? » demande-je à Christophe. Réponse : « Ha oui, Gabriel, heu, je ne sais pas ». Oui. C’est bien. Comme il n’est pas devant, il doit être derrière. Il ne reste plus qu’à espérer qu’il ne soit pas perdu. Nous apprendrons plus tard, que Gabriel a cassé son pédalier, et qu’il ne sait plus continuer. Sa femme a dû jouer à Touring Secours et est venue le récupérer.

Nous continuons donc, en récupérant les abandonnés du 1er groupe (reparti de plus belle). A Braine nous récupérons Fabien, qui commence à battre de l’aile. Jean-Louis et moi, nous assurons le tempo, en attendant Pietro et Cie quand il le faut. Nous arrivons en même temps que le groupe de Christophe. Rouler vite…

Fabien qui battait maintenant de l’aile frénétiquement, a dû s’arrêter pour manger, avant d’attaquer la côte finale pour arriver au bercaille.

Le BRM est fini, il était éprouvant, aussi bien par la difficulté (209 km, 2000 m de dénivelés), une vitesse effarante pour un BRM à dénivelé (28 km/h de moyenne) que par les routes calamiteuses. Beaucoup ne l’ont pas trouvé terrible. Mais il faut dire pour notre défense, que ce 200 est le début du 300, 400 et 600 km qui va à Sedan. Effectivement comme 200 km, on a vu mieux, mais c’est le prix à payer, à partir de Bruxelles, pour accéder aux belles régions du sud de la Belgique et du Nord de la  France.

Le sac à dos de Patrice est devenu légendaire. Carine l’a appris à ses dépens en se démettant une épaule lorsqu’elle a essayé de le soulever. Patrice cumule, un vrai vélo Cora, et un sac de 10 kg. Il a du mérite, il n’y a pas de doute.

Bizarrement, ceux qui ont suivi la feuille de route papier d ‘André, auront eu moins de problème que ceux qui suivaient leur GPS. Perso, avec mon GPS, je n’ai eu aucun problème.Tous ceux du club sont rentrés, tous dans de bons temps. Même Guy a fini avec son pneu en charpie.

Encore un grand merci à Carine, Abygail et Dan qui sont restés jusque 21h pour récupérer les cartes des BRMistes et à André pour avoir fait le parcours.


Les BRM réussis:

Nom

Prénom

Club

Temps

BEUN

Richard

Brussels Big Braquets

11H30

CAMERTIJN

Mic

Team Verada

08H45

CATTEGNO

Michael

RCTB

12H00

CAUCHIE

Daniel

Union Audax Tournai

12H00

DARVILLE

Alain

Aurore Cyclo St-Gilles

08H50

DE NIJS

Daniël

Lierse BCR

09H40

DEBAERE

Bart

Individueel

10H15

DEJANS

Marc

Individueel

11H30

DEMEULEMEESTER

Jan

CC Orchies

09H00

FELIS

Gilbert

Lierse BCR

08H45

FIEREMANS

Marcel

International Bike Team

08H45

GEERTS

Jan

Lierse BCR

09H45

GILLES

Martin

Aurore Cyclo St-Gilles

09H00

GODFRIND

Guy

Aurore Cyclo St-Gilles

12H20

LESNE

Jean Emmanuel

Brussels Big Brackets

09H50

LOISON

Pascal

CT Antoing

12H00

COLLART

Didier

Velo Loisir Sambreville

10H35

LUYCKX

Robert

Individueel

09H40

MARTIN

Patrice

Aurore Cyclo St-Gilles

10H45

MOREAU

Fabien

Brussels Big Brackets

09H15

NINO

Lopez Jose

Aurore Cyclo St-Gilles

12H00

RICCOBENE

Franco

Velo Loisir Sambreville

10H35

SEGERS

GILLES

Brussels Big Braquets

10H00

SIRIGU

Pietro

Aurore Cyclo St-Gilles

08H50

STEENPUT

Frank

Individueel

09H20

VAN CAMP

Vincent

Cyclottignies

09H00

VAN OBBERGEN

Jean Louis

Aurore Cyclo St-Gilles

08H50

VAN SCHEPDAEL

Christophe

Aurore Cyclo St-Gilles

08H50

VANEECKHOUT

André

Aurore Cyclo St-Gilles

11H30

WAUTERS

Daniel

Aurore Cyclo St-Gilles

13H00

WILMART

Yves

Velo Loisir Sambreville

08H45

 

Les photos de Jean-Louis et d'Alain:

BRM 200 Km Aurore-Cyclo: Anderlecht-Anhée-Anderlecht (24/03/2012)

 

Lien vers les photos et compte-rendu de Daniel Cauchie


Les films de Jean-Louis:

 

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Dimanche 18/03/2012 : Le tour « Escaut et Senne »
Par Alain Darville

Ce dimanche, le Royal Cyclotouriste Basilique organise le premier brevet du BXL-BW Cycling Challenge. Le temps était incertain, finalement toute la matinée aura été ensoleillée, si ce n’est un petit vent désagréable pour rentrer.

Dan, Daniel, Umberto et Eric étant partis à sept heures, avant même que ce ne soit ouvert, Luc, Freddy et Martin étant partis un peu avant 8 heures, Ornella et Isabelle roulant de concert, il ne reste plus que Pietro, Christophe et Thierry (rouleur indépendant qui vient quand ça lui chante) pour rouler avec moi. J’ai déjà compris que je ferai le groupe D ou E ou @ ou # tout seul. Effectivement, il ne faut pas longtemps pour que Pietro ne mette la machine en route, et que les trois disparaissent.

La bifurcation du 110/80 à Wolvertem, après 14 km, je ne la vois pas. Et comme je ne suis pas le seul à l’avoir ratée, il doit y avoir eu un petit problème de panneautage.  Je ne me rends compte de mon erreur qu’à la bifurcation de 80/40, à Nieuwenrode , au km 19. Comme je ne vais pas faire demi-tour, je quitte le parcours et je vais direction Buggenhout qui est au km 32, en coupant par un chemin alternatif. J’ai fait un détour de 3 km et je retrouve les flèches.

Et maintenant, c’est l’Escaut vent dans le dos. Je me mets dans un petit groupe, je m’économise pour le retour vent de face. Au contrôle de Mariekerke, au km 38, Luc me retrouve. Freddy et Martin, l’ont abandonné. Nous repartons ensemble, mais bon, comment dire, même sans pédaler, je vais plus vite que lui. Je ne dépasse plus le 30 km/h, mais il ne me rejoint plus. Tant pis, je continue seul.

Après l’Escaut, c’est le Ruppel et la Senne. Je dépasse des paquets de cyclistes face au vent. Au 2ème contrôle de Zennegat, je retrouve Dan, Daniel et Umberto. Mais je continue sur ma lancée.

Je me retrouve dans un petit groupe de Blanmont, mais le jeune du groupe qui visiblement doit tirer ce tout ce monde tout seul, est un peu bridé. Sans arrêt, il est rappelé à l’ordre. J’ai envie de lui dire: « Vas-y men, défoule-toi, laisse-les ». Mais comme je suis pour la paix des ménages, je finis par les laisser à Strombeek et je termine en solitaire.

Pour la forme, ça va, c’est bon pour notre BRM 200 km de la semaine prochaine, sans forcer, les 108 km ont été fait en 4 heures, arrêts compris. Mais je me suis un peu emmerdé à faire ce parcours en solitaire, parce que ces routes, je les connais par cœur, c’est mon terrain d’entrainement depuis des lustres.

Freddy et Martin, ont raté aussi la flèche du 110 km, mais ils ont continué sur le 80 km.

                                                                                                                                                                                       

Dimanche 11/03/2012 : Ode à Jean-Louis
Par Gabriel Perez

Nous partîmes à 4 à neuf heures pour constituer le groupe A: Freddy, Pietro, Jean-Louis et moi et ambitionnions de faire le 90 du «triangle avec la latte ».

Après une quarantaine de kilomètres, notre groupe, déjà fort petit en comparaison du groupe B, dut faire face à 2 défections: Le Président et le Directeur du syndicat des fêtes. De groupe, nous passâmes à duo. Il ne restait plus que le flamand et le français. Pour autant, nous restâmes décidés à finir le parcours que nous nous étions imposés et à profiter du soleil quasi printanier.

Jean-Louis particulièrement en jambes, m'emmena pendant pratiquement tout le trajet. On aurait dit qu'il avait loupé un tram. Bon an, mal an, je le suivais et le rattrapais même parfois dans les montées. Nous finîmes avec plus de 31 km/h de moyenne. Pendant que je ahanais dans le sillage de Jean-Louis, ses cuisses musclées m'ont inspiré ces quelques vers qui valent mieux qu'un résumé par le menu:

 

Ode à Jean-Louis (in de taal van Molière)

Des cyclistes de l'Aurore ou du Brabant
Il n'en est qu'un qui ait autant d'allant
S'il enfourche son plastic fiets
Une certitude: il ira vite !

Derrière lui, tu ne sens point le vent
Tant de puissance, c'est impressionnant
C'est un costaud qui a du panache
Son signe à lui, c'est la moustache

Prends garde à ses accélérations
ou pour toi ce sera l'humiliation
En descente, plaine ou en montée
Pas d'illusion, c'est le même couplet

Du Club l'Aurore, faut pas se leurrer
Notre Jean-Louis, est un pilier !


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Dimanche 11/03/2012 Le groupe B prend de l’ampleur
Par Alain Darville

Ce dimanche, comme mon BRM de la veille a laissé quelques trace dans l’organisme, plutôt que de faire tout seul un groupe A’, je vais dans le groupe B rouler tranquille. Mais le groupe B devient de plus en plus important. Seuls, Jean-Louis, Gabriel, Freddy et Pietro vont dans le groupe A. Tous les autres vont rouler ensemble. C’est le retour de Stéphane qui n’a plus roulé depuis un an. Luc est tout beau dans son nouveau maillot de l’Aurore. Eric est avec nous aussi, il n’est toujours pas guéri. Marc K. a du se tromper de groupe et Umberto continue son entrainement de galérien pour espérer aller plus vite que nous au Portugal. Jos roule de mieux en mieux et Dan et Daniel regardent tout ça de loin, roulant avec Michel qui fera le 40 km. Guy roule en solitaire et Martin est parti trop tard pour le groupe A, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé de recoller.

Mais après 36 km, Freddy, Pietro et Martin, nous attendent. Nous continuons donc groupés. Gabriel et Jean-Louis sont partis faire le 90 km. Nous allons nous contenter du 65 km. Mais au fil des kilomètres, Stéphane commence à rouler de moins en moins bien. Le groupe se sépare et les forts du groupe B se muent tout d’un coup en rouleurs groupe A et finissent à toute vitesse.

Jean-Louis et Gabriel arriveront un peu après nous mais avec 25 km de plus. Jean-Louis a fait un boulot impressionnant et même Gabriel a eu du mal à le suivre sur le plat.

 

11/03/2012 : Le départ

 

 

Les films:


                                                                                                                                                                                       

Samedi 10/03/2012 : Le BRM 200 de Mouscron, un autre regard
Par Patrice Martin

Après le brevet de l'aurore, voici venu celui de Mouscron mais comme je n'ai plus de voiture (qui puisse rouler légalement puisque plus de contrôle technique en règle) je suis démuni.  Alain, notre bon secrétaire se propose de m'emmener.  Comme il signale dans un mail que nous allons y aller, me voilà obligé, moralement, d'y aller.  Et pas de possibilité de m'y soustraire, il n'y a qu'en cas de, je cite « sauf tempête ou neige ».  Purée, si j'ai la flemme, j'suis obligé d'y aller.  La météo prévoit nuageux et ici et là une légère pluie.  Espérons que nous passerons entre les gouttes.

Alain vient donc me chercher chez moi à 6h15 et, après, environ, une heure de route, nous arrivons à la rue Plavitout à Luingne.  Sur le parking, André (notre André) se prépare déjà. Nous nous inscrivons et, comme le départ groupé est prévu à 8h, nous avons tout le temps pour saluer des tas de connaissances, Mic (rando de l'année 2011), Kristof Allegaert (détenteur du tour de France randonneur), Robert Luyckx, Antonio, ...  Certains partent dès qu'ils sont prêts.

A 8 heures, comme prévu, le groupe démarre.  J'ai l'occasion de parler à l'un ou l'autre et à Alain qui va disparaître assez rapidement.  Bizarrement un grand nombre de « locomotives » disparaissent à l'arrière.  Alain m'apprendra plus tard qu'ils ont choisi des chemins de traverses  plus agréables même si le parcours est plus long. 

Je tiens le groupe assez bien.  Pour ceux qui ne sont pas habitués à rouler en groupe ou en peloton,  le groupe / peloton vaut plus que la somme des individualités.  Si quelques-uns se relaient à l'avant et « ouvrent » la route, les autres peuvent rester derrière en « se reposant ».  Cependant après une quarantaine de kilomètres je décroche ici et là et je me dis que je ne vais pas toujours essayer de raccrocher.

Le groupe s'éloigne de moi et je reste avec l'un ou l’autre décrochés qui ne peuvent me suivre à leur tour. Comme dit Alain, la grappe perd ses raisins.  A la faveur d'un passage à niveau fermé (apparemment pendant plusieurs longues minutes, le passage à niveau se trouve près de la gare et reste fermé le temps que le train s'arrête en gare, que les voyageurs montent et descendent et que le train reparte ! ! ! très long).  Il y a donc eu là un regroupement du groupe dont j'avais décroché, des gars d'Orchies, d'Antoing, de Mouscron, ... et ceux que j'avais moi-même laissé derrière moi (mais oui Alain, il y en encore derrière moi).  Nous voilà à nouveau regroupé et ce groupe de « lent » repart.

Finalement, cette fois, nous resterons ensemble jusqu'au kilomètre 150.  Je m'efforcerai de toujours faire l'effort nécessaire pour recoller au groupe quand je serai à l'arrière. Je sentirai quelques débuts de crampe aux mollets.  Comme je les attribue à un manque de boisson, je vais m'efforcer de boire régulièrement tous les 8 à 10 kilomètres maximum sachant que d'habitude je bois environ un bidon au 50 kilomètres et que le premier contrôle se situe, à ce qu'il paraît à une centaine de kilomètres (je n'ai même pas regardé où il se trouve, pas bien préparé çà Patrice).

Je suis le parcours au moyen du tracé GPS disponible sur le site du club organisateur.  Une remarque générale, (désolé Mouscron mais une critique pour amélioration future) le trajet semble avoir été fait via l'un ou l'autre outil internet (Google ou autre) mais en réduisant le nombre de points ce qui fait que les trajets d'un point à l'autre traversent des villages en passant par ... les jardins ou des fleuves, rivières ou canaux  sans passer par ... les ponts.  C'est extrêmement dérangeant car en longeant un cours d'eau ou un canal la trace se trouve au milieu de l'eau ! ! ! Mais le cycliste où doit-il se trouver ?  À Gauche ou à droite ? En faisant le mauvais choix on peut être amené à un croisement de voies d'eau qui nous emmène à plusieurs centaines de mètres (voire quelques kilomètres) pour trouver un pont et poursuivre la route.

C'est ensemble que nous arrivons au premier contrôle et que je revois Alain et le groupe des locomotives qui repartent déjà.  Il me rassure en me disant qu'il va m'attendre et que je ne vais pas retrouver mon petit sac sur le parking.  Après un bon café, un jus de fruit, la banane et les tartines sans oublier de remplir les gourdes et la vidange du cycliste, nous voilà reparti.  Cette fois nous craignons le vent mais celui-ci n'est finalement pas aussi fort que nous pensions.  Il est vrai que je ne vais pas souvent me trouver devant sauf ici et là quand mon GPS permettra de revenir sur le bon chemin (une petite escapade dans un zoning industriel). 

Finalement c'est avant le contrôle de 150 kilomètres que je décrocherai du groupe lent qui s'est brisé notamment lors de la traversée d'un passage à niveau avec des rails non perpendiculaires à la route qui ont provoqués de nombreuses émotions chez pas mal d'entre nous et même, au moins, un chute. 

A partir du dernier contrôle je serai en compagnie de Martin (victime d'une chute sur le passage à niveau) et c'est ensemble que nous parcourrons les 50 derniers kilomètres en nous corrigeant l'un l'autre, le GPS ayant besoin des indications du roadbook papier pour corriger les passages « dans l'eau » du GPS.  A l'arrivée, je retrouve Alain qui a déjà eu le temps de se reposer et j'espère qu'il n'a pas dû m'attendre trop longtemps. 

Au final, le temps nuageux ne l'a pas été tant que cela, la pluie et même la bruine prévues nous ont été épargnées et à plusieurs reprises nous avons même eu droit à des rayons de soleil.

                                                                                                    

Samedi 10/03/2012 : Une locomotive nommée Kristof
Par Alain Darville

Cette fois, André, Patrice et moi, nous sommes allés à Mouscron (Luingne) pour faire le BRM 200 km. Comme je suis venu en voiture avec Patrice, je lui avais dit que je resterais avec lui. Et effectivement à 8h tapante, le peloton s’ébranle. On roule à un petit 25 km/h pendant 10 km, le temps que je m’endorme à l’arrière. Naturellement à Wevelgem, il ne faut pas longtemps pour qu’un feu rouge scinde le peloton en deux. Patrice est parti, et je me retrouve, entres autres, avec Kristof Allegaert et Robert Luyckx dans un petit groupe de 8 cyclos. Kristof a 5000 km dans les jambes depuis le début de l’année, Robert, 2 sorties de 80 km. Ce ne va pas le faire.

Nous allons passer par Passendale et Saint Joseph, ça devient la route des fromages.

Kristof qui connait bien la région, ne veut pas suivre l’itinéraire normal, qui suit les grandes routes, mais veut passer par de petites routes. Ça ne va pas être coton de retrouver Patrice dans ces conditions. Mais bien vite, au km 36, Robert n’en peut plus de suivre la cadence, qui n’est pourtant pas si élevée que ça. Robert continue avec un autre groupe rencontré au hasard des zigzags fait par rapport au parcours officiel. Naturellement Robert parti, la vitesse augmente sensiblement. A partir de maintenant, nous allons rouler en continu, jusqu’au bout, à 34 km/h.

Antonio Moreno est repris dans une montée, il est tout seul, et ne sait pas où sont les autres. Ensuite, c’est le groupe des forts qui est repris. Visiblement ce groupe a eu quelques problèmes de navigation et a eu un peu de retard, à cause d’une crevaison, par rapport au gros du peloton. Mic Camertijn emmène ce groupe. Les deux groupes continuent ensemble. Au km 60, la jonction est faite, Patrice et son groupe sont repris.

Quand je dis repris, j’ai juste eu le temps de dire à Patrice que j’étais là, mais comme le rythme n’a pas ralenti, j’ai continué sans lui. Pourtant dans le peu de Patrice que j’ai vu, j’ai eu l’impression qu’il était heureux de me revoir. « Ouf », devait-il se dire, « je ne devrai pas rentrer à Bruxelles à vélo ».

Au km 74, nous arrivons à Brugge. Normalement il faut passer par le centre, mais nous allons contourner la ville pour prendre le Canal de Damme.

Et puis à Sluis, nous faisons une pause, pour permettre à Mic de refaire son stock de dvd pornos, heu, d’acheter un produit pour peau délicate.

Et puis je vais mener le groupe, juste pour dire que j’existe, au pire endroit. Pas loin de la mer, vent de face, vers Cadzand, soit 12 km à coté de Kristof. C’est pas mal, lui me parle pendant que je halète et agonise.

Cadzand, enfin, le premier contrôle est là après 103 km. Il est 11h30. Bizarrement, c’est ici qu’il fait le plus froid (8°c), mais je transpire abondamment.

Le seul autre francophone du groupe, est Eric, un copain de Guy Godfrind, spécialiste de la grimpette, mais ici un peu handicapé par le terrain plat.

Et puis c’est reparti, toujours aussi vite. Cette fois-ci, c’est bon, j’ai compris que si je veux rentrer vivant, je dois suivre les autres et ne plus les précéder.

Le parcours est tout plat, nous suivons des canaux et après Landegem (2ème contrôle au km 147), nous longeons La Lys en passant par Courtrai.

Finalement, il est 15h30 quand nous arrivons à Mouscron.  Kristof aura mené le groupe, aidé le plus souvent par Mic, en continu, sans aucun relais, pendant 180 km. Et tout ça à plus de 30 km/h de moyenne. C’était vraiment impressionnant à voir.

C’était un très beau parcours et le temps était avec nous. Je n’ai plus qu’à attendre Patrice, qui rentrera, tout excité, avec son groupe mené tambours battants à 25 km/h de moyenne. Patrice les a sauvés, grâce à son GPS, de petits détours intempestifs.

Je ronflais joyeusement dans ma voiture quand Patrice m’a réveillé pour rentrer à Bruxelles.


Lien vers les photos et reportage de Daniel Cauchie

Lien vers les photos de Robert Desseaux

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Samedi 03/03/2012 : Le BRM 200 km de l’Aurore
Par Alain Darville

L’Aurore-Cyclo, une fois n’est pas coutume, ouvre le bal des BRMs. Le temps est avec nous, il fait beau, pas trop venteux et presque chaud : 12-14°c. Pour un 3 mars, nous ne pouvions pas rêver mieux. Et plus de 60 participants sont venus, de ce point de vue-là, c’est un succès.

Les BRMistes, il y en a de différentes sortes : Ceux qui veulent se tester sur une longue distance, et qui peut-être n’en feront jamais plus, ceux qui veulent tester leur état de forme, ceux qui veulent voir s’ils sont toujours aussi rapides et endurants, ceux qui viennent en cyclotouristes et qui prennent leur temps, en fait il y en a pour tous les goûts.

Deux départs groupés étaient donnés : A sept heures pour le groupe lent (hem, hem,…) et à 07h30 pour le groupe un peu plus rapide.

Jean-Louis, Freddy, Jos, Daniel, Patrice, Umberto et Marc partent avec le groupe de sept heures mais pas tous pour faire le 200. Christophe, Gabriel et moi, nous partons avec le groupe de 07h30. Pietro est malade et Eric s’est claqué un muscle en voulant suivre les formules 1 du club, dimanche passé, ils sont excusés.

André l’a fait en solitaire et Guy en fait une partie après avoir cherché longtemps après un de ses copains qui s’était perdu quelque part dans le coin.

Le groupe de 07h, fort d’une vingtaine de partants, avait fière allure dans le noir, avec toutes les lampes et loupiottes qui éclairaient la nuit. Il semble que ce soit Jean-Louis qui a fait la plus grosse partie du travail pour mener le groupe face au vent, à l’aller. En plus maintenant Jean-Louis a équipé son casque de sa caméra et peu à tout moment filmer ce qui se passe autour de lui.

Mais comme moi, j’étais dans le second groupe, je ne peux raconter que ce que j’ai vu.

Le groupe, assez imposant, avec une petite quarantaine de partants, est parti assez vite. Mic est là, sa moustache un peu dans tous les sens. Il est arrivé juste à temps pour le départ, s’étant perdu sur le ring de Bruxelles. Le long du canal, c’est entre 28 et 30 km/h que Christophe et Gabriel ont commencé à mener le groupe.

Le premier incident est la vue d’un cadavre que les pompiers s’apprêtaient à repêcher du canal. Cette vue a eu l’art de nous refroidir. Le groupe de 7h a vu ce même cadavre flottant dans l’eau mais les pompiers n’étaient pas encore là.

Le deuxième accident est l’un de nos cyclos-BRMiste qui fait un vol plané juste avant d’arriver à Tubize. Une barre de métal est venue se mettre entre ses rayons et a bloqué sa roue avant. Je ne sais pas trop s’il avait quelque chose de cassé, mais il était bien sonné. L’ambulance est venue le chercher, lui et un de ses copains ainsi que les deux vélos. J’espère que ce n’est pas trop grave. Pour l’info, c’était le seul qui roulait sur la piste cyclable, les autres avaient compris.

Avec tout ça, le temps passe et nous sommes encore un peu plus calmes pour repartir toujours groupé. La montée de Virginal se fait sur un bon tempo, mais maintenant ce sont les ex-Vedett (des habitués de notre 200) qui se sont mués en « Volga Beer » qui mènent le peloton. Ils sont terriblement forts et endurants, ça ne va pas être coton de rester avec eux.

Un peu avant d’arriver à Bracquegnies et au premier contrôle, tout prêt de la Cantine des Italiens, le pont traversant le canal est réservé aux piétons. C’est possible d’arriver au contrôle par un autre chemin, mais pour faire des photos, il faut parfois obliger les autres à faire un peu de porter de vélos. Donc tout le monde monte et descend de ce pont avec le vélo sur le dos. Tout ça fait dire à Patrice : « Question : pourquoi passez-vous à pied sur ce pont (escalier ? Super moment pour des photos "personnalisées" et un bon reportage).  Moi, quand je me suis perdu la semaine passée, j'ai demandé mon chemin et il suffit de continuer tout droit et au premier carrefour à droite, on descend la route et on arrive au Pont-levis sans quitter sa selle (sauf quand j'ai demandé mon chemin).  Cette fois j'ai fait profiter de mon expérience de la semaine passée à quelques accompagnants du moment. »

Nous arrivons au contrôle vers 09h30, juste pour voir Daniel et Jos qui s’en vont.

La deuxième étape est assez difficile, c’est vent de face, et c’est à peu près tout le temps en légère montée. Les Volga sont toujours là. Ils accélèrent dans les montées et ralentissent sur le plat. Tient ça me fait penser à quelqu’un…

Mic se demande s’il pourra encore faire tous ces BRM. Il a beaucoup moins de temps pour s’entrainer en semaine et s’inquiète de sa forme. Moi, je ne suis pas inquiet de la sienne, je n’ai pas vu de différence avec celle de l’année passée. Comme, je ne roule jamais en semaine quand je fais des BRM, je ne vois pas où est le problème.

Gabriel se sent revivre à l’approche de la France, et me demande fébrilement, plein d’exitations : « Où est Ma France ???.  Est-ce que la frontière est visible ??? ». Tout ce que je peux lui répondre, est que lorsque la route deviendra bonne, on sera en France. Adieu alors les plaques de ciments trouées qui ont fait la fortune de nos cimenteries.

Mais la France nous allons d’abord la caresser en la longeant quelques kilomètres avant de la pénétrer. Gabriel n’a pas pu s’empêcher de pousser un cri orgasmique, ce qui a quelque peu perturbé le peloton.

C’est en France que Jos et Daniel sont repris, avalés et abandonnés. Un peu plus loin, c’est Patrice que le groupe de 7h a laissé, sans état d’âme, seul sur la route. Même topo que pour Jos et Daniel.

Au contrôle de Solre-Le-Château, le groupe « lent » est là depuis un bout de temps. Freddy et Jean-Louis sont en pleine forme. Jean-Louis a déjà filmé 3 heures et fait 2458 photos. Il va bien s’amusé pour faire le tri là-dedans. Gabriel est un peu déçu de Sa France : « Mais ça ressemble à la Belgique ici !!!». Ben oui, la Belgique n’est pas loin. Tout ça pour ça.

Mais le groupe « lent » (héhé) est parti, laissant le groupe rapide faire de lents ravitos. ½ heure à Solre-Le-Châteu. A midi pile nous repartons.

Le départ en a surpris plus d’un, et petit à petit le groupe se reforme. Christophe qui m’avait assuré connaitre le parcours mieux que son vélo, se trompe de tournant. Petit confusion vite oubliée.  Mais les quelques côtes montées sous l’impulsion des Volga, me font abandonné le groupe. Je me résigne à continuer seul, mais avec le vent dans le dos ce ne sera pas un problème. Un peu plus loin, qui voilà, le groupe de Christophe, Gabriel et des Volgas qui me rattrapent. Heu, chercher l’erreur. Christophe ne comprend pas. Il a du faire un petit détour. Nous continuons donc ensemble jusqu’au moment où Christophe crève un pneu. Lui qui répare ça d’habitude en 2 minutes se bat d’abord avec sa pompe D…..n avant d’arracher la mienne de mon cadre et de mettre 9 barres dans son pneu avec ma mini pompe qui était prête à exploser.

Nous reprenons Mic et Geert qui avaient fait une petite erreur de parcours.

Nous arrivons à Bracquegnies vers 13h30, le groupe « lent » (hahaha) est déjà parti depuis longtemps. Les Volgas nous attendent. Je me dépêche de partir pour me poster devant la cantine des Italiens et faire des photos, ce qui fait dire à Patrice : « Je viens de regarder les photos, très bien et malgré la vitesse des lièvres (dont tu te plains) tu as le temps de les précéder, de les photographier et de les rattraper ! ! ! ». Heu, oui, et alors ???

Nous sommes donc repartis, mais pas longtemps, une nouvelle crevaison arrête le peloton, qui devient de plus en plus petit.

Nous repartons à pleins tubes. Sur la Xième accélération, je n’en peux plus. Je laisse filer les gaillards et je prends avec moi un Volga abandonné. Nous finissons par finir ce BRM à trois en faisant tout le canal (35 km) en une heure. Il est 16 heures quand le BRM est fini. Sur les 08h30 qu’a duré ce BRM, nous sommes restés à l’arrêt 2 heures. Qui a dit que nous ne prenions pas notre temps ?

Gabriel a connu quelques « coups de mou ». Coups de mou bien camouflés, je n’ai rien vu.

Le groupe lent qui n’avait de lent que le nom a fini ½ heure avant nous. En fait beaucoup de ce groupe sont partis à 07h parce qu’ils voulaient être tôt à la maison. Freddy est en plein forme et tout ce qu’il trouve à me dire : « Et voilà, ce sera sans doute mon seul BRM de la saison ». Pfff… Jean-Louis, lui, est déjà prêt à mettre ses 8h27’ de films sur le net. Calme Jean-Louis, c’est peut-être un peu beaucoup.

Et voilà, ce BRM assez facile est fini, quelques-uns se sont perdus et ont tourné en rond mais finalement tout le monde est rentré sous les 13h30. 60 partants, 37 BRMs validés, mais il n’y a pas eu 23 perdus, certains n’ont pas fait le 200 ou ne sont pas intéressés pour rendre la carte d’homologation.

Les BRMistes qui ont réussi:

BOURGEOIS

Roger

Meux Cyclo La Bruyère

08H30

BUNDERVOET

Etienne

WTC Wondelgem

08H30

CAMERTIJN

Mic

Team Verada

08H20

CAUCHIE

Daniel

Union Audax Tournai

11H45

DARVILLE

Alain

Aurore Cyclo St-Gilles

08H30

DE ROY

Freddy

Aurore Cyclo St-Gilles

08H25

DEBAERE

Bart

Individueel

09H45

DEJANS

Marc

Individueel

09H50

DEVOS

Eric

Cyclo Club Haute Senne

09H00

DUPRIEZ

Jean-Pierre

Individuel

11H15

ESTREBEL

Bruno

CC Haute Senne

09H00

FELIS

Gilbert

Lierse BCR

08H20

GARCIA GUIA

Jose Maria

Individuel

10H15

HEENE

Ivan

Individueel

08H40

LABEEUW

Hans

Erlibikers

08H44

LAMMENS

Geert

Individueel

08H20

LOSFELD

Pierre Emmanuel

Inter Amicale Sonegienne

09H50

MARTIN

Patrice

Aurore Cyclo St-Gilles

10H35

MASSON

Bertil

Cyclo Centre Estinnes

09H00

NEUKERMANS

Christophe

Inter Amicale Sonegienne

09H50

NINO

Lopez Jose

Aurore Cyclo St-Gilles

10H15

PAELINCK

Hubert

SK Heusden

08H45

PEREZ

Gabriel

Aurore Cyclo St-Gilles

08H20

ROEFS

Guy

individueel

08H40

Roelants

Walter

Inter Amicale Sonegienne

09H50

ROELS

Philppe

CC Haute Senne

09H00

SEGERS

Gilles

Brussels Big Brakets

09H55

STEENPUT

Frank

Individueel

08H44

STRUBBE

Paskal

Individueel

08H20

THUYSBAERT

Thierry

Individuel

08H20

VAN ESPEN

Michel

Individuel

08H30

VAN OBBERGEN

Jean Louis

Aurore Cyclo St-Gilles

08H25

VAN SCHEPDAEL

Christophe

Aurore Cyclo St-Gilles

08H20

VANEECKHOUT

André

Aurore Cyclo St-Gilles

12H00

VILLETTE

Guy

Individuel

09H40

WAUTERS

Daniel

Aurore Cyclo St-Gilles

10H15

WILMART

Yves

Velo Loisir Sambreville

09H00

Les photos et films:

Lien vers les photos de Jean-Louis

Les photos d'Alain:

BRM 200 km de l'Aurore-Cyclo (03/03/2012)

 

Lien vers les photos de Geert Lammens

Lien vers le reportage et les photos de Daniel Cauchie

Les films de Jean-Louis:

 

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17:59 Écrit par Aurore-Cyclo dans mars-2012 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/02/2012

Sorties février 2012


Dimanche 26/02/2012 Premier brevet officiel
Par Alain Darville

C’est le premier brevet officiel de la saison. Départ à Wolvertem (Imde) à 14 km de Bruxelles. Il y a du monde, beaucoup de cyclos et beaucoup de cyclotes.

Le groupe B est bien présent et partira comme annoncé à 08h45. Umberto est toujours là, il a décidé de s’accrocher. Dan, Daniel et Jos aussi. Michel et André feront le 35 km, les autres le 65km.

Le groupe A aussi est là. Christophe, Eric, Jean-Louis, Pietro et moi dans les starting bloks.

Pietro veut se tester. On verra, ce sera tout vu, mais pas longtemps. Dès la 1ère ligne droite, c’est à un sprint que j’ai droit. Un sprint de 65 km. A plus de 40 km/h on dépasse tout le monde. A ce rythme, je tiens une ligne droite et puis basta.

Il ne me reste plus qu’à trouver un peu d’aide. Finalement nous allons rouler à quatre en nous relayant pendant de nombreux kilomètres. Une femme est parmi nous, son derrière me changera des derrières habituels de Christophe ou Jean-Louis. Bizarrement je suis motivé à m’accrocher. Le groupe B est avalé et dépassé. Jean-Louis va rester avec eux, moi je continue. Le long de l’Escaut, nous roulons entre 30 et 35km/h. Derrière quelqu’un, à un rythme régulier, c’est presque facile.

Au ravito, Christophe s’en va quand j’arrive. Je ne suis donc pas loin d’eux. A 10 km de la fin je dépasse Eric au ralenti. Je ne l’attends pas car avec mon groupe je continue, et je ne me suis pas rendu compte qu’il a un problème physique. Soit il a une tendinite, soit il a une déchirure d’un ligament du genou. Il a fini au courage, je lui souhaite que ce ne soit pas trop grave.

Lien vers les photos et films de Jean-Louis


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Samedi 25/02/2012 Reconnaissance de la 1ère partie de notre BRM 200 ou le pipi assisté du Président
Par Alain Darville

Ce matin nous étions 14 pour faire la reconnaissance de la 1ère partie de notre ancien BRM 200 km. Nous partons d’Anderlecht jusque Bracquegnies.

Umberto, Freddy, Martin, Marc, Dan, Patrice, Gabriel, Pietro, André, Eric, Jean Louis, Christophe, Daniel et moi, nous sommes au départ. Enfin André a pris un faux départ puisqu’il est déjà en route quand nous nous élançons.

Cette distance de 110 km, sera pour beaucoup un premier test, pour savoir où ils en sont avec leur forme. Pour Umberto et Dan, c’est carrément l’inconnu avec le peu de kilomètres qu’ils ont déjà.

Quand j’arrive au RDV, la première chose que Pietro me dit : « Mais ta fourche va péter !!! ». Hein quoi, déjà de grand matin, être agresser. Mais Pietro à raison. De vilaines boursouflures sont apparues au sommet de la fourche. Ma fourche a vécu. Huit ans de bons et loyaux services. Snif… Mais je vais encore rouler une dernière fois avec mon vélo.

Nous roulons donc ensembles. Les machines de course que sont Christophe et Gabriel tournent sur un cylindre. Jean-Louis va faire des essais avec sa nouvelle caméra. Il filme dans tous les sens et dans toutes les directions avec les têtes en bas ou de travers. Les photos sont un peu déformées à cause du grand angle. Mais ça va venir, Jean-Louis apprend vite.

Tout va bien jusqu’à l’attaque de la première montée. Après Tubiez, c’est la côte de Virginal qui est là. 80 mètres de dénivelés à faire d’un coup. Christophe attaque suivi de Gabriel, Jean-Louis et Martin. Pietro, tel un ange protecteur, reste sagement comme promis avec ses ouailles.

Ensuite comme ce n’est plus très plat, cela devient un peu désordonné. Je fais ce que je peux pour rester avec le gros du peloton, mais au fil des montées, le groupe se morcelle de plus en plus. Patrice et Marc sont perdus. Marc pour toujours, Patrice temporairement. Mais Bracquegnies est atteint après 51 km. Patrice est là, il a pris un raccourci. André est là aussi.

Le retour va être un peu différent. Ce sont 60 km à faire. Nous partons par le canal du centre, la Cantine des Italiens et les anciens ascenseurs hydrauliques. Un peu après Pietro pris d’un besoin pressant, s’écarte du parcours, mais comme il ne dit pas qu’il doit se soulager, tout le monde le suit comme un seul homme. « Ça ira comme ça !!!, vous voulez me la tenir ? » Manque de communication.

Mais Christophe et Gabriel n’en peuvent plus d'attendre. Je les suis à 48 km/h et je me fais distancer. Jean-Louis et Eric partent avec eux, on ne les reverra plus. J’attends les autres mais le rythme ralenti de plus en plus. C’est au courage que finiront Umberto et Dan. Patrice encore une fois s’est perdu et a réussi à retrouver la fin du BRM 200 de l’année passée.

Pour le 200 de la semaine prochaine, j’en connais deux qui vont battre le record du tour. Pour les autres, ce sera une autre histoire. Mais qui sera là ?

Les photos de la journée

Lien vers les photos et films de Jean-Louis

 

Reconnaissance de la 1ère Partie de notre BRM 200 km




                                                                                                                                                                                                                   

Dimanche 19/02/2012 : La sortie de l’hibernation
Par Alain Darville

Pietro voulait que certains membres du club qui étaient en hibernation (pour certains en hibernation profonde, pour d’autres carrément en hibernation modèle marmotte) se remettent sur un vélo. Pour ce faire une sortie de 60 km en mode mineur était prévue au programme. Donc Michel, Daniel, Dan, Freddy, Jos, Marc K., Umberto, Jean-Louis sont venus rouler avec Pietro. Eric est venu avec son VTT faire le début du 60 avec eux et ensuite galérer tout seul sur le parcours du A (à l’origine 98 km mais comme un pont a disparu, il en fait encore 95 km). Pont qui a fait que Gabriel s’est perdu dans Bruxelles la semaine passée. Il a du faire du GSM-guidage via Googlemap par sa femme. Mais Gabriel est excusé, il découvre encore la région.

Comme le groupe du 60 partait à 8h30, ceux qui voulaient rouler plus devaient partir à 9h. Quelque chose m’a échappé dans ces heures de départ, mais soit. Donc à 9h, Christophe, Gabriel et moi, nous nous élançons sur ce A.

Dans deux semaines, c’est notre BRM 200 km, et comme je n’ai pas envie de mourir sur mon vélo ce jour-là, il faut absolument augmenter la distance. Comme nous avons décidé de tout faire ensemble la vitesse n’est pas trop élevée, enfin ça dépend pour qui. Gabriel accélère dès que ça monte et nous attend ensuite.

Le vent est de face pour aller. Nous allons jusqu’à l’Escaut (De Schelde pour Gabriel). A l’embouchure de la Dendre (De Dender, toujours pour Gabriel), nous faisons une pause pipis et photos, mais pas en même temps.

La montée sur le pont de chemin de fer pour traverser la Dendre est toujours aussi acrobatique. Je me demande toujours comment le tandem de Charlie est passé là, le jour de notre brevet officiel.

Après 60 km nous reprenons Eric qui s’était déjà trompé dans le suivi des flèches qui sont pourtant encore bien visibles. Mais déjà alors, il traine la patte. Il faut dire qu’il est devenu un disciple de Patrice avec son gros sac à dos. Et son VTT avec des pneus-boues bien dentés n’arrange pas les choses.

Nous le laissons, et comme c’est vent dans le dos, le retour se fait assez rapidement.

Eric est rentré bien après nous et m’a envoyé ceci en me demandant de le mettre dans mon résumé (que je suis du coup obligé de faire…) :

« Je suis bien rentré, je me suis encore trompé de chemins. Et oui il y a des jours comme ça.
Et à force de se tromper, on a plus à boire et plus à manger et il arrive quoi? Et oui, j'ai +/-115 km et je ne savais plus avancer. Par chance je suis  tombé sur une personne qui nettoyait sa voiture, (il s’appelle Christophe), il m'a donné du coca, du chocolat et c... pour me retaper, Je tiens à le remercier encore. J'ai donné l'adresse mail du club. C'est un sportif aussi, mais il est plus pour faire du VTT.»

Courage Eric, ce sont les galères qui forgent le caractère et endurcissent le corps...

Lien vers le parcours du 95 km

Lien vers les photos et films du 60 km

 

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 Christophe et Gabriel

  

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 Christophe et Alain

  

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17:48 Écrit par Aurore-Cyclo dans fevrier-2012 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |