07/10/2012

Sorties Octobre 2012

Dimanche 07/10/2012 : Brevet de l’Aurore-Cyclo
Par Alain Darville

Ce dimanche, c’était notre tour d’organiser un brevet dans la région Bruxelloise. « La Ballade à Gérard », en hommage à un compagnon de route, trop tôt disparu, est un circuit qui était en son temps, son parcours d’entrainement. C’était un peu le stress avec le temps extraordinaire de ces dernier jours, de savoir si ce dimanche le climat allait être clément avec nous. Et bien oui, une fenêtre de beau temps s’est ouverte dans un mur de grisaille, de pluie et de vent, juste le temps aux 136 partants de s’élancer sur les trois distances proposées, à savoir le 45 km, le 65 km et le 100 km.  Le soleil est là, même s’il fait assez frisquet (5°c à 8h). Ne boudons pas notre plaisir, 136 partants actuellement à Bruxelles, c’est déjà extraordinaire. Le temps des 350 inscrits est révolu depuis longtemps. En tout cas, merci à eux, d’être venus rouler jusqu’à l’Escaut (pour le 100 km) sur de petites routes de campagne. C’est le 100 km qui a eu le plus de succès (67 cyclos), ensuite le 65 km (58 cyclos) et pour finir le 45 km (11 cyclos).

Les clubs les plus représentés étaient le Guidons La Hulpois (13 partants), Hoesvil (12 partants) et les BBB (11 partants).

Mais cette journée n’aurait pas été possible (du moins beaucoup plus difficile) sans le dévouement de Guy, qui a fléché le parcours, le roulant dans tous les sens avec ses bombonnes de peinture au risque de se faire prendre par des policiers un peu trop zélés. Jusqu’au dernier jour (sous une pluie battante avec Jean-Louis), il se sera assuré que tout soit parfait. Ce qui n’a pas empêché certaines critiques, comme des flèches un peu recouvertes pas des coulées de boue ou des flèches qui changeaient de forme en devenant des triangles (confondre des flèches et nous en faire le reproche, faut le faire…). Les ravitos étant assurés par Pietro, Benoît, Dan et Jean-Louis, les inscriptions étant faites par Jos et moi.

Les rouleurs du club étant Guy, Patrice, Gabriel et Eric sur le 100 km, Michel, Marc, André et Stéphane sur le 65 km.



Photos de Jean-Louis er d'Alain

Brevet de l'Aurore-Cyclo (07/10/2012)


Feuille de route: Parcours Brabant Trophy.pdf

Tracé GPS pour le 100 km : Lien vers le tracé GPS
Tracé GPS pour le  65 km  : Lien vers le tracé GPS
Tracé GPS pour le  45 km  : Lien vers le tracé GPS

                                                                                                                                                                                           

 

Vendredi 05/10/2011 : La Meuse « en chômage »
Par Alain Darville

Un email laconique de Patrice me dit « Je ne sais s'il nous reste encore beaucoup de temps mais j'irais bien prendre quelques photos de la Meuse à SEC entre Namur et Dinant (sur nos BRM's)  Anhée ..., Serait-ce possible ? ». Tout est possible, il faut juste trouver un jour où on peut le faire et où il ne fait pas trop mauvais. Le seul jour qu’il reste est le vendredi 05/10. On en profitera pour faire une double-flèche. Mais à partir d’où ? De Bruxelles, en allant jusque Couvin, cela fera 260 km. C’est un peu beaucoup, donc nous partirons de Namur et nous ferons Namur-Couvin, aller-retour, soit 2x67 km.

Le problème en semaine est le temps du trajet en voiture. Comme cela bouchonne un peu partout, il faut carrément doubler le temps de déplacement par rapport au week-end. Mais bon, c’est comme ça…

A Namur, Patrice veut absolument aller se garer à côté du quartier général d’Ecolo. Cela nous fait une traversée de Namur en voiture et comme ce n’est pas loin de la Citadelle de Namur, nous allons passer par là. Tant que nous sommes dans la voiture, il pleut à seaux continus. Dès qu’on sort de la voiture, c’est fini, il ne pleuvra presque plus tout le long de la journée. Pour passer par la citadelle, Patrice ne trouve pas mieux que de prendre une rue où la pente est à 10%, tout ça à froid. Il ne faut pas 200 mètres pour que je chauffe déjà avec le K-Way qui ne sert à rien. Le sommet est atteint et Patrice est déjà en bas, que je suis toujours occupé à enlever 2 couches de vêtements. Il fait beaucoup trop chaud. Patrice qui est un habitué des saunas continue avec 5 couches de protections diverses et un bonnet alors qu’il y a 14°c.

La surprise, c’est la Meuse. Toujours « en chômage », le débit est malgré tout élevé et le niveau a déjà fameusement monté. Il a sans doute trop plut. Les barrages ont dû laisser passer plus d’eau que prévu. Ce sera raté pour les photos de la traversée de la Meuse à sec.

Nous allons prendre le Ravel, le long de la Meuse vent de face. Pendant 80 km, nous allons devoir affronter ce vent qui sera souvent de face, parfois de côté, jusque Couvin.

Mais le Ravel de la Meuse, n’a de Ravel que le nom. Il faut parfois s’accrocher à son vélo, tellement le revêtement est parfois trop mauvais. De gros pavés bien glissants, de la terre bien boueuse. Il faut souvent retrouver la route, c’est bien trop pénible de continuer. En plus à de nombreux endroits des travaux sont en cours, soit pour réparer la berge, soit à chaque écluse, pour réparer les portes. Il faut de temps en temps passer sous les grues ou slalomer entre les camions pour continuer.

Une fois encore la sonnette est un accessoire qui ne sert à rien sur ce Ravel. Les rares badauds qui se promènent ne réagissent pas. Seuls les chiens se retournent et nous regardent, ce qui fait que la mémé en regardant son chien qui tout d’un coup se retourne, nous voit aussi.

Nous faisons une pause à Dinant, sur le pont avec les saxophones géants. Nous passons ensuite devant le Château de Freyr et nous passons par Hastière. Jusque Heer-Agimont, nous suivons toujours la Meuse qui a retrouvé son niveau normal à cet endroit. Mais la Meuse c’est fini, maintenant, nous prenons direction Couvin en prenant la route de Philippeville. Ça monte, et la route est bien trop fréquentée de voitures bien trop rapides. Un nouveau Ravel, nous attend, et dès qu’on peut, on est dessus. Nous sommes sur le tracé de la voie de chemin de fer qui allait à Mariembourg. Les gares sont encore là, mais la voie est remplacée par du macadam bien roulant. Sur le Ravel nous dépassons un couple de Hollandais qui prenaient toute la largeur de la route. Patrice sonne, pas de réaction (comme d’hab.), nous passons en force, pour s’entendre reprocher en néerlandais, de ne pas avoir fait ding-ding, un peu forte l’hollandaise.

Comme il faut aller à Couvin, nous quittons ce Ravel pour nous arrêter à Nîsmes. Pendant que Patrice mange 2 raisins secs, je mange un steak-frites. Visiblement, la consommation en énergie n’est pas la même pour nous deux.

Restaurés, nous fonçons vers Couvin par un raccourci dont j’ai le secret. 10% en montées sur une route de l’ère napoléoniennes. Mais Couvin est là et nous passons par la grand-rue pour repartir vers Namur, vent, enfin, dans le dos. Mariembourg, Philippeville, Florennes, Mettet, nous suivons le parcours d’un dénivelé du club de Vedrin. Ça monte, ça descend, mais avec le vent, nous avançons assez rapidement.

Les 2x67 km sont devenus 160 km avec le Ravel de la Meuse. A Namur, nous devons remonter par la Citadelle pour retrouver la voiture. A peine dedans, il repleut à cordes.

C’était un bien beau parcours, un peu venteux (c’est rien de l’écrire), une Meuse qui avait repris vigueur un peu trop tôt, mais sinon, nous nous sommes bien amusés.

 

Le chômage de la Meuse ?

Le chômage de la Meuse a eu lieu cette année du samedi 15/09/2012 à 19h30 au lundi 08/10/2012 à 6h00.

On dit que la Meuse est en chômage lorsque celle-ci est ramenée à son cours naturel. Pour arriver à cet état, les portes des barrages sont progressivement levées (ouvertes) et les eaux retenues sont évacuées. Hors période de chômage, les barrages augmentent la hauteur d'eau de la Meuse et permettent ainsi la navigation sur son cours.  En fait, si le niveau d'eau est bas, les bateaux et péniches ne peuvent plus naviguer. C'est donc par rapport à eux que le terme « chômage » a été choisi. Le chômage a lieu uniquement sur la Haute-Meuse belge, donc entre l'écluse de la Plante (près de Namur) et la frontière française. En France, certains biefs (partie entre deux écluses) sont aussi mis en chômage en fonction des travaux à réaliser.

La Meuse est mise en  chômage depuis que les écluses existent, soit depuis 130 ou 140 ans. Le but était d'entretenir et de remplacer le matériel défectueux des écluses et barrages. Aujourd'hui, on entretient les barrages et écluses et on en nettoie les portes. Mais en plus, on en profite pour faire quelques travaux de réfections des berges habituellement sous eau.

Pour éviter les « coups d'eau » trop forts, les portes des barrages sont levées progressivement et en décalage. Ainsi, c'est l'écluse la plus en aval qui commence les manœuvres (donc celle proche de Namur). On lui relève les portes de 10 cm. Une heure plus tard, on relève encore de 10 cm de cette écluse et en même temps, on lève de 10 cm les portes de l'écluse qui lui est la plus proche, côté amont (donc on remonte progressivement vers le côté français). Cette manœuvre se poursuit jusqu'à relever complétement les portes de toutes les écluses. En une journée, la vidange est terminée. La Meuse retrouve son niveau dépendant du débit (le nombre de litres qui passe par seconde). Les portes sont refermées et le remplissage commence. Mais tout le débit ne peut pas être bloqué, il faut tenir compte du débit nécessaire pour la centrale de Tihange (vers Huy) et de celui de la Sambre. Si besoin, de l'eau peut être lâchée aux barrages de l'Eau d'Heure pour alimenter la Sambre et la Meuse.

En chômage, la Meuse perd de la hauteur. Cela dépend du débit naturel du Fleuve mais en général, la Meuse perd entre 3 et 4 mètres de hauteur (au minimum 2,5 m). Les dates de chômage sont annoncées un an et demi avant qu'il ne commence. Cette annonce se fait via un avis à la batellerie. Les bateliers se préparent en sachant qu'ils ne pourront pas naviguer sur la Haute-Meuse pendant 3 semaines. En principe, tous les bateaux doivent quitter la Haute-Meuse. Quelques endroits refuges existent, ce sont des endroits où il y a toujours suffisamment d'eau et où les bateaux peuvent stationner.

La période de septembre-octobre pour mettre la Meuse en chômage est choisie parce que c’est la période où les débits dans les cours d'eau sont les plus faibles. La Meuse est mise en chômage tous les 3 ans parce qu’à l'origine, la période de 3 ans correspondait aux délais raisonnables de remplacement des pièces et d'entretien des barrages. A long terme, le chômage de la Meuse aura toujours lieu parce qu'il permet de faire des économies importantes sur le coût des travaux. Hors de cette période, les travaux d'entretien nécessitent la mise en place de batardeaux (des poutrelles enfoncées dans le lit de la Meuse) qui créent une zone « à sec » dans laquelle les travaux peuvent se dérouler. Le coût de cette opération est très important.

De vastes portions du lit de la Meuse sont asséchées car il s'agit de zones qui n'ont jamais été draguées. La navigation en Haute-Meuse est concentrée de 15 à 55 mètres de la rive gauche. Il n'y a pas de navigation dans les passes droites des îles et ces passages constituent des hauts fonds naturels.

 

 

Les photos et film d'Alain Darville

 

Flèches Namur-Couvin et Couvin-Namur (05/10/2012)



Aurore-Cyclo: Les flèches Namur-Couvin et... par Aurore-Cyclo


Lien vers le parcours GPS roulé


17:17 Écrit par Aurore-Cyclo dans octobre-2012 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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