02/09/2012

Sorties Septembre 2012

 

Dimanche 30/09/2012 : Notre brevet approche
Par Alain Darville

Organiser un brevet demande beaucoup de travail. Heureusement nous avons notre Guy qui fait toujours cela dans la bonne humeur et de parfaites façons.

Mais les flèches au sol ne durent pas longtemps à certains endroits, et il faut passer, repasser, re-repasser pour tout contrôler. Sans oublier les chantiers qui pullulent à certains endroits, comme la mise à 4 voies du chemin de fer pas loin d’Anderlecht, qui aura fait modifier le début et la fin du parcours pour cause de ponts manquants ou fermés.

Ce dimanche, nous sommes quelques-uns à faire encore une fois les différentes distances. Freddy, Marc et Stéphane s’élancent sur le 65 km, Jean-Louis, Eric, Guy, Daniel, Patrice et moi sur le 100 km, Dan et José sur le 40 km.

Sur le 100, nous allons adopter 3 tempos pour voir si les flèches sont lisibles dans tous les cas. Patrice en mode randonneuse (avec son nouveau vélo), Guy et Daniel en mode loupe et balayeuse, pour bien voir toutes les flèches et enlever la terre qui en recouvrirait certaines. Eric, Jean-Louis et moi en mode express, comme, je suppose, beaucoup le feront sur le 100 dimanche prochain. Peut-être qu’Eric n’est pas vraiment un modèle, mais il adopte régulièrement le style tout droit, flèches ou pas. Heureusement que Jean-Louis ou moi, nous le rappelons de temps en temps à l’ordre.

Ce n’est pas un parcours difficile, en fait les montées sont au début et à la fin, le reste est tout plat, avec un joli passage sur les digues le long de l’Escaut.

Au début, nous partons avec ceux du 65 km, pour ensuite continuer rapidos à trois. Jean-Louis prend des relais longs et intenses, Eric prend des relais courts et hasardeux, je prends ce qui reste.

Mais le retour se fait vent de face. Le vent est du sud, il fait beau, mais c’est assez dur. Finalement, je me retrouve de plus en plus souvent devant, même dans les montées, je ne suis pas larguer. Comprend pas bien, ils ont l’air mous aujourd’hui, Jean-Louis finissant visiblement un peu à la ramasse.

Le parcours de 103 km (avec les rajoutes), est fini à 12 h pile. Je suppose que dimanche prochains beaucoup feront cette distance en bien moins de temps que 3h30.


Tracé GPS pour le 100 km : Lien vers le tracé GPS

Tracé GPS pour le  65 km  : Lien vers le tracé GPS

                                                                                                                                                                                                                           

Samedi 22/09/2012 : Le BRM 200 de Lier
Par Patrice Martin

Et nous voilà, déjà, arrivé au dernier BRM de la saison. Cette année ce n’est plus un BRM côtier mais c'est Lier qui est au programme. Ce sera un BRM plat et, normalement, calme. On roule presque tous ensemble. Alain qui m'aura conduit à plusieurs BRM's cette année s'est encore proposé et nous arrivons vers 7h30. Nous nous rendons au café Waregem, lieu de départ, et là, plusieurs vélos nous indiquent la présence de quelques randonneurs. D'une camionnette descendent 4 ou 5 vélos, autour attendent 4 ou 5 cyclistes impatients de rouler. Apparemment ce dernier BRM va, lui aussi, récolter un certain succès. A vue de nez, mais le classement final fera loi, il y a bien entre 20 et 30 cyclistes. Il y a même un ORBI (pas un OVNI), un Objet Roulant Bien Identifié à savoir un vélo couché et totalement caréné et en carbone. Moment pub : ne manquez pas le reportage photographique d'un célèbre photographe / cinéaste, j'ai nommé notre Alain Darville et aussi, pour ceux que cela pourrait intéresser le site www.velomobiel.nl.

Nous rencontrons aussi André, Daniel, Antonio et l'ami espagnol de José. (Si José avait su cela peut-être serait-il venu). Ils partiront un peu avant 8 heures. Alain et moi nous attendrons le « gros » de la troupe et partiront un peu après 8 heures. Ce sont une petite vingtaine de cyclistes qui s'élancent. Il fait un peu frais et nous roulons à une vitesse d'environ 30 km/h ce qui, pour un petit peloton, est une allure de repos. Et ce repos n'est interrompu que par quelques changements de direction et les habituels obstacles : les « paaltjes » (poteaux), les « tegenliggers » (cyclistes dans le sens inverses), « stappers » (piétons) et sportifs, ... Notre progression sera aussi freinée ou stoppées par l'un ou l'autre problème. Je serai, bien involontairement, moi-même la cause d'un arrêt. Suite à une bosse dans la chaussée, non signalée par les cyclistes qui me précédaient (eux-mêmes peut-être aussi surpris), mon vélo a décollé sur cette bosse et le porte gourde arrière en a profité pour « vomir » sa gourde ! ! ! J'ai donc dû m'arrêter, déposer mon vélo et aller rechercher ma gourde. Heureusement, le groupe m'a attendu un peu plus loin. Il y avait un feu rouge et, le groupe, scindé en deux, une partie de chaque côté de la chaussée protégée par ce feu rouge, en a profité pour faire un pause « vidange de vessie ». Je rejoins le groupe et Mic, qui veille à la cohésion de groupe, donne le signal de départ. A deux reprises dans la journée il y aura un arrêt pour fuite ou problème technique qui arrêtera notre progression. Je serai aussi la victime d'une chute (presque à l'arrêt) sur un pont au revêtement en bois (voir le reportage photos d'Alain). Ce pont ne comporte qu'un bande de circulation, largement suffisant pour les cyclistes mais comme il y a d'autre véhicules (voitures, ...) il y a un feu rouge qui règle la circulation. Mais comme ce feu est particulièrement mal placé, comme trop souvent on ne pense qu'aux voitures et pas aux vélos, ce feu n'est pas visible du chemin de halage d'où nous venons. Les premiers, dont j'étais, s'engagent sur le pont et de derrière les autres crient « t'is rood » (c'est rouge) le premier freine à fond, je freine aussi mais ne peux éviter de heurter légèrement sa roue arrière et je n'ai pas le temps de déclipser ... je tombe sur mon côté gauche. Je dirai plus tard, « M'enfin, est-ce qu'on s'arrête aux feux rouge maintenant ! ! ! ».

Nous serons aussi, à plusieurs reprises, dérangés par des traces Gps qui nous envoient vers des routes peu, voire, pas praticables notamment non loin du premier contrôle où la trace nous envoie vers une route en sable. Comme il est un peu mouillé, je m'y engage croyant que l'humidité va un peu stabiliser ce sable mais il n'en est rien et, après un moment, je m'aperçois que plus personne ne me suit. Je poursuis 3 ou 4 cent mètres mais j'ai déjà failli me planter 6 ou 7 fois. J'aperçois alors des cyclistes à 15 ou 20 mètres à ma droite dans le bois, probablement, vu leur vitesse, sur un revêtement meilleur. Je me dirige vers eux prêt à prendre mon vélo sur mon épaule et à marcher dans le bois s'il le faut mais cela ne sera pas nécessaire et un petit chemin de terre me mène à la piste cyclable. Je la rejoins et je suis ceux que je crois être les derniers de notre groupe. Finalement j'arrive au premier contrôle et je me gare non loin de l'ORBI. Quelle n'est pas ma surprise de voir le groupe arriver après moi. Il semblerait que dans le détour pour éviter le sable, il y ait eu une chute qui les aurait retardés. Nous ne resterons pas très longtemps à ce contrôle et nous repartirons assez vite.

A un moment de la journée il fera un peu plus couvert et nous craindrons la pluie mais finalement cela n'aura été qu’une menace.

Au troisième contrôle, Jan Geerts qui roule devant notre groupe, nous quitte alors que nous arrivons. Quelques minutes plus tard il revient. Il nous prévient que nous ne devons pas suivre la trace car le long du canal, où la trace allait nous lancer, il y a d'importants travaux qui empêchent tout passage. Merci Jan de nous avoir avertis, cela aussi c'est la solidarité randonneurs. Nous quittons notre troisième contrôle pour entamer le dernier trajet. Alain, qui jusque-là était très calme, s'est retrouvé à l'avant et, bien qu'enrhumé depuis plusieurs jours, il se met à rouler devant et à imprimer le train (vent de face, rajoute d’Alain). Tout le groupe le suit et c'est entre 30 et un peu plus que nous terminerons le parcours. Bien que ne roulant que sur « un poumon » Alain va en impressionner plus d'un et nous fera, même si ce n'est pas une fin en soit, remonter notre moyenne qui, pour la totalité de ce 200 s'élèvera à 28 km/h.

Un bien agréable dernier BRM, snif, dommage que la saison soit déjà finie.

 

Les photos:

BRM 200 km Lier (22/09/2012)

 

Les photos animées:


BRM 200 km de Lier (22/09/2012) par Aurore-Cyclo

                                                                                                                                                                                                                              

Dimanche 16/09/2012 : Films de la sortie club
Par Jean-Louis Van Obbergen

                                                                                                                                                                                                                    

Samedi 15/09/2012 : Le BRM 200 km de Beveren-Waas
Par Patrice Martin

Comme Alain n'a pas, pour des raisons professionnelles, pu participer à tous les BRM 's auxquels il aurait voulu participer, il se rattrape en fin de saison. Comme je voulais essayer d'avoir 5000 km en brevets randonneurs, je me devais de participer à au moins 2 des trois derniers 200 km. J'ai analysé les trajets en train et c'était possible. Mais comme Alain y va aussi et qu'il se propose de m'y emmener cela me facilite la vie. Il m'avait donné rendez-vous à 6h30 et c'est à 6h30 tapante qu'il arrive devant chez moi. Il est vrai qu'il dispose d'un GPS voiture et qu'une gentille dame lui dicte le parcours et lui calcule le temps qu'il mettra pour aller quelque part.

Nous nous rendons donc à Beveren-Waas par l'autoroute E19. Arrivé là-bas nous nous garons non loin du café Kolenhof. Nous sortons les vélos de la voiture et nous rendons au café pour l'inscription. Quelques vélos se trouvent devant et André est en train de se préparer aussi. Il me signale qu'il dispose d'un porte vélos (on peut en mettre 2) et me signale qu'il pourrait aussi m'emmener. Je le remercie de l'offre de service. A l'intérieur il y a déjà quelques randonneurs. Nous nous inscrivons et je prends un café. De plus en plus de randonneurs arrivent. Je m'inquiétais pour les brevets de fin de saison que nous allons organiser en 2013 mais si autant de randonneurs viennent à nos brevets cela sera une réussite. Comme le café se rempli petit à petit et qu'Alain à des fourmis dans les jambes, je ne veux pas retenir ses fourmis plus longtemps. Les départs avaient lieu de 7h à 8h et finalement (sauf erreur) nous partons vers 7h45 ou 7h50.

Certains étaient d'ailleurs déjà partis. Il fait un peu frais, environ 12 ou 13 degrés et, en ce qui me concerne, je laisse des développements un peu plus petit pour augmenter la fréquence de pédalage. Pietro dirait « Patrice t'as pas plus petit ? ». Cela permet de se réchauffer un peu. Après 8 ou 9 kilomètres nous apercevons des cyclistes au bord de la route. Ce sont André et Antonio. Le vélo d'André est retourné et il est en pleine réparation. J'ai ralenti, demandé si cela allait mais ils n'ont pas répondu. J'ai continué à freiner et j'ai vu Alain mettre pied à terre et ensuite repartir. Nous avons poursuivi notre route. A plusieurs reprises je serai pris au piège avec mon GPS qui met un certain temps à me préciser où je m'engage. Il faut que je m'engage sur la « mauvaise » route pour m'apercevoir que je ne suis plus sur la trace. De plus certaines routes, pour vélos, ne se trouvent pas sur la carte dans mon GPS donc je dois aller parfois où il n'y a pas de route. Nous poursuivons notre route vers le premier contrôle qui est assez éloigné (plus de 80 kilomètres). Au kilomètres 72 un cycliste, roulant en sens inverse nous interpelle et nous demande où se trouve le contrôle. Il participe au BRM mais il vient de Gand (Gent) et recherche le contrôle. Je lui signale qu'il se trouve au-delà de 80 kilomètres et, à ce moment, je n'ai que 72 kilomètres à mon compteur. Il décide de nous accompagner. Depuis un moment Alain et moi nous nous relayions pour nous épargner un peu contre le petit vent contraire. Notre hôte, après un moment participera aussi aux relais mais je fatigue et je décroche. Heureusement nous arrivons au contrôle. J'ai décroché de 3 ou 4 cent mètres.

Le café prévu est fermé, comme l'année passée. Nous allions aller à l'hôtel d'en face mais le « garçon » d'un café plus loin nous hèle et nous nous rendons à sa terrasse. Nous buvons, mangeons, prenons notre cachet. Tout un peloton arrive. Une bonne dizaine de randonneurs assaillent la terrasse. Heureusement que nous avions de l'avance et que nous somme servis. Alain et moi nous cédons notre place et nous quittons le contrôle. Notre accompagnateur va poursuivre sa route avec d'autres connaissances. Le prochain arrêt est à 150 km environ. Une bonne partie nous l'avions déjà parcourue lors de la flèche préparée par Alain. Mais cette fois c'est dans l'autre sens que nous allons la parcourir. Si le trajet prévu longe l’Escaut en bas de la digue, Alain préfère voir l'eau, les bateaux et le paysage et nous fera monter la digue pour rouler au bord de l'eau. Il en retirera des photos et un film mémorable qui n'aura apporté, lui, que du bonheur. (Contrairement à un autre film récent, de mauvaise qualité qui n’a rien apporté de bon).

Malgré l'une ou l'autre hésitation de ma part « en haut » « en bas », stop le long de l'eau ou encore. Et malgré une petite escapade d'égarement dans une ville via un centre et quelques rues avoisinantes à la recherche de la trace précise, aidés cette fois par un petit vent et en nous relayant ici et là, nous atteignons le second contrôle au kilomètre 150. Nous nous installons à la terrasse et le même scénario qu'au premier contrôle se produit. Nous sommes en train de manger et de boire et un peloton, encore plus nombreux se présente. Cette fois, outre la bonne dizaine de cyclistes du premier contrôle, il y a les habitués du haut du classement : Mic (Cammertijn), Marcel (Fieremans), Etienne (Bundervoet), Kristof (Allegaert), Robert (Luyckx), ... et d'autres encore. Nous décidons, cette fois encore, de partir avant le peloton.

Comme nous l'a précisé l'organisateur de la randonnée, il reste 40 kilomètres (le 200 n'en ferait donc que 190). Bien qu'un BRM ne soit pas une course, bien que ce ne soit qu'un combat contre soi-même, qu'un dépassement de soi-même, nous ne pouvons nous empêcher de penser qu'il sera difficile de résister à la meute du peloton si celui-ci se met en route derrière nous et nous poursuit (voire, nous pourchasse). Alain en rajoute une couche en me disant qu'il ne faut pas que je fasse « ma chochotte » et que je m'accroche pour la dernière partie. Un 40 km, on va pas se laisser « emmerder » par un petit 40, même après un 150 ! Nous y allons et nous essayons de nous relayer. Il faut bien dire que je vais prendre peu de relais sur cette partie. Comme ma fréquence cardiaque est aux environs de 140, cela me laisse peu d'amplitude pour prendre un relais un tant soit peu efficace devant Alain qui comme un métronome bien réglé pédale sans jamais donner l'impression qu'il fait un effort quelconque. Si lors des deux premières parties j'ai pu, ici et là, prendre un relais, je pouvais passer de 130 à 150 de fréquence cardiaque, ici de 140 à 150, il y a peu de progression et je laisserai Alain mener le train la plus grande partie de cette dernière étape. Finalement, nous arriverons, la locomotive Alain et le wagon Patrice à l'arrivée, avant le peloton en chasse. Pour moi, ce sera mon brevet le plus rapide, plus de 28 km/h de moyenne. Alain quand est-ce qu'on recommence ?

 

 

Films et photos Alain Darville

BRM 200 km Beveren-Waas (15/09/2012)


BRM 200 Beveren-Waas par Aurore-Cyclo

                                                                                                                                                                                                                    

Dimanche 09/09/2012 – Sortie sous le soleil
Par Alain Darville

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Les présents du jour, de gauche à droite: Alain, Jean-Paul, Gabriel, Michel, Dan, Pietro, Eric, Jos, Jean-Louis, Umberto et Stéphane

La sortie de ce dimanche est plus axée sur la sortie entre copains que sur la performance.  Comme c’est pour moi un week-end obligé de semi-repos, j’en ai profité pour faire quelques photos.

Nous nous sommes limités à un petit 65 km, même si Dan et Jean-Louis on fait le 40, tandis que Gabriel  frustré d’avoir dû faire un ridicule petit 108 km au lieu du 180 km au cyclo-coteur de Flemalle, à cause d’un fléchage déficient, est parti soit sur le 100 km (d’après des témoins de source sûre), soit sur autre chose, personne ne l’a plus revu après la bifurcation.

C’est aussi l’occasion de voir le fléchage de Guy qui a commencé à refaire les A pour notre brevet du mois d’octobre. Le début et la fin ont changé du fait d’un pont de chemin de fer aux abonnés absents.

Eric, naturellement, toujours aussi speed, voulait faire le 100 km, mais sur ce coup, il aurait dû le faire tout seul…


Lien vers toutes les photos:

Sortie sous le soleil du 09/09/2012


La vidéo des photos...


Sortie de l'Aurore-Cyclo sous le soleil (le... par Aurore-Cyclo


                                                                                                                                                                                                                               

Mardi 04/09/2012 : Les Flèches Bruxelles-Knokke-Bruxelles
Par Alain Darville

Ce mardi, il fait beau, pas de vent le matin, un petit vent du nord l’après-midi pour nous pousser, les conditions sont idéales pour faire les doubles flèches Bruxelles-Knokke et Knokke-Bruxelles. C’est déjà la troisième fois que je les faits, deux fois avec Patrice et une fois en solitaire. Elles ont le triple avantage de passer par de superbes décors, d’être plates et de partir de Bruxelles. Théoriquement, elles font 2x118 km, en réalité, comme je ne recherche pas la ligne droite elles en feront 250 km en tout.

Pour tracer le parcours, je me suis fié à 80% à Google Map avec l’option vélo, juste pour voir ce que cela donnait. Et bien globalement, c’est une surprise, nous sommes passés par des routes et des pistes cyclables (genre ravel) que je n’aurais jamais prises sans cela. Il y a bien eu quelques couacs, genre chemins de terre et impraticables mais vite résolus par l’improvisation GPSienne.

A sept heures pétantes, je retrouve Patrice, qui est occupé dans l’aubette de bus à se tartiner de crème solaire. Nous faisons deux kilomètres et nous passons par une route que je ne connaissais pas. Comme quoi, il ne faut pas aller loin pour faire des découvertes. A peine quitté Bruxelles, c’est une purée de pois qui nous entoure, purée accueillies par le célèbre « PUREE !!! » de Patrice. Le brouillard est tenace, et l’humidité vient sur nos lunettes, ce qui fait que la lecture du GPS devient un peu aléatoire. Mais le soleil levant à travers la brume donne de très belles images.

Nous passons par Temse (08h30), pour traverser l’Escaut, encore une fois par des routes superbes et tranquilles, et après avoir traversé Sint-Niklaas, nous attaquons une longue piste cyclable de +-15km qui emprunte l’ancien tracé d’un chemin de fer, et nous arrivons aux Pays-Bas à Hulst.

Nous contournons Terneuzen, pour, via son zoning industriel, arriver à l’embouchure de l’Escaut (le WesterSchelde). Mais à Terneuzen (10h20), nous sommes bloqués un long moment, par le pont tournant au-dessus du canal Terneuzen-Gand qui s’est mis perpendiculairement par rapport à la route pour laisser passer un cortège de bateaux.

Le départ est un peu chaotique. Nous nous retrouvons sur une route interdite aux vélos (comme beaucoup de Nationales aux Pays-Bas), mais cette fois-ci sans piste cyclable. Il faut faire demi-tour et c’est presque par hasard que nous trouvons, perdue dans les bois, une petite route qui a l’air de suivre la nationale. Nous risquons le coup et ça passe, nous avons vaincu l’obstacle.

Maintenant, nous allons longer l’Escaut, par la digue pendant une vingtaine de kilomètres en passant par Breskens et Cadzand. Comme, c’est marée basse, cela nous permet de rouler sur des chemins qui sont inondés à marée haute. C’est superbe comme paysage, mais à partir de Breskens (11h50), où nous faisons notre première longue pause et où nous achetons à boire dans une poissonnerie, nous nous retrouvons dans les dunes à rouler avec des centaines d’autres cyclistes dont l’âge moyen est de 65 ans et la vitesse moyenne est de 10 km/h. C’est notre moyenne qui en prend un coup.

Pour arriver à Knokke, nous contournons le Zwin toujours via les petits chemins et nous retraversons la frontière sur une piste pour vélo de 50 cm de large. Au Zwin, les cigognes, toujours aussi peu farouches, nous souhaitent la bienvenue.

A Knokke (13h25), c’est la deuxième longue pause. Nous nous asseyons sur le banc des petits vieux qui se chauffent au soleil à l’abri du vent. Patrice dévalise le Delhaize local de ses tartes aux riz et nous refaisons le plein d’eau.

Mais maintenant, il commence à faire chaud. De 10°c dans le brouillard, nous sommes maintenant à 30°c en plein soleil. Patrice est là avec ses manches longues et ses gants polaires, je ne sais pas comment il tient le coup. Nous longeons le Canal Van Schipdonk qui rejoint Knokke à Gand. Patrice est déchainé, les tartes aux riz lui ont fait un bien fou, il roule entre 30 et 35 km/h. J’ai l’impression d’avoir devant moi un Eric ou un Pietro dans leurs bons jours.

A Gand, j’assume, j’ai raté mon coup. Pour ne pas devoir retraverser Gand, qui est une magnifique ville, et perdre un temps fou à éviter les rails de trams et les piétons qui regardent en l’air, j’ai voulu tester la route qui contourne Gand, et qui longe le Ringvaart. Une piste cyclable la longe intégralement, mais c’est une horreur absolue. Une circulation automobile de malade, les camions dont le souffle nous arrête à chacun de leur passage, des travaux dans tous les sens, des écoliers qui roulent à trois de front sur les pistes de deux mètres de large. Plus jamais…

Après être sortis de l’enfer, nous faisons une troisième pause (16h35) pour manger tout ce qu’il nous reste, et nous attaquons le sprint final : Gand – Bruxelles. Il reste 50 km à faire.

Après avoir longé un bout de l’Escaut à sa sortie de Gand, nous prenons la route principale entre Gand et Aalst, c’est tout droit, pas très beau, mais ça avance. Patrice est moins fringant dans les montées que sur le plat.

D’Aalst, nous allons à Moorsel pour faire intégralement la piste cyclable  qui passe à travers les champs et qui va jusque Merchtem. Nous prenons un bout de cette piste sur le parcours A du 65 km du club. C’est la dernière bonne surprise de cette flèche.

De Merchtem, nous arrivons à Bruxelles où Patrice qui prend quelques risques disparait et se trompe de route dans le final. Je l’attends un peu. Et voilà, c’est fini, j’ai 248,9 km au compteur, Patrice 10 de plus puisqu’il vient du centre de Bruxelles. Nous avons mis tout juste 12h, arrêts compris. Patrice n’est même pas fatigué, mais en quatre jours (dont trois à vélo) nous avons largement dépassé les 500 km.

Finalement, l’outil de Google Map avec l’option vélo, n’est pas si mal pour faire des tracés inédits, même si quelques contrôles s’imposent.


Lien vers les photos:

Flèches Bruxelles - Knokke - Bruxelles (04/09/2012)



Le tracé du parcours:

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Dimanche 02/09/2012 – Rencontre avec le gordel
Par Alain Darville

C’est la fin des vacances, c’est aussi le retour de quelques cyclos lors de la sortie club. Comme les gordelaars nous entourent, cela ne va pas être facile de les éviter. Nous allons essayer de les fuir le plus vite possibles, et nous partons tous ensemble faire différentes distances à partie du parcours A.

Umberrto, Dan et Jos vont faire le 45 km, Michel, Jean-Paul et Daniel vont faire ensemble le 65 km, Freddy et Marc le 65 km aussi, Patrice va faire un 142 km et Gabriel, Eric et moi, nous allons faire le 100.

Freddy et Marc restent avec nous le temps d’arriver à la séparation du 65/100 km. On essaye de ne pas répondre aux injonctions des baliseurs du gordel pour ne pas dévier de notre route et nous nous échappons de ce cirque. Moi, je prends des risques. Partir avec les hommes forts après avoir fait 170 km le samedi avec mes collègues de BNPParibas Fortis (146 km (une organisation impeccable pour 150 cyclistes, un régal) + 24 km en extra le temps que tous passent à la douche), je me dis que c’est peut-être un peu téméraire. Sur le plat, tout va bien, le rythme est soutenu, mais nous nous relayons assez facilement. Même Eric est concentré, il ne se trompe pas. Il est vrai que la route est vide de cycliste, ils sont tous occupés à tourner en rond autours de Bruxelles. L’Escaut est avalé à 40 km/h sans problème. Le retour est un peu problématique : Ça monte un peu et c’est là que la différence se voit. Mais Gabriel et Eric ont décidé de m’attendre. Nous retrouvons les gordelaars à contre-sens, Gabriel prenant la piste cyclable gauche, Eric prenant la route, et moi la piste cyclable droite, tout ça sous l’œil bienveillant des quelques policiers commis d’office. A midi pile, c’est fini. Mais Patrice est perdu (comme d’habitude, quand il vient, il y a de ces traditions immuables…). (Voir son résumé)

                                                                                                                     

Dimanche 02/09/2012 - Vive le GPS ... dans la lecture des flèches sur la route ... je ne suis pas une flèche ...
Par Patrice Martin

Je me suis perdu  et si j'espérais  terminer avec une bonne moyenne,  c'est un peu râpé vu la lecture pénible des flèches sur la route, les égarements, les croisements avec le Bord..  heu  Gordel, rouler dans le gordel,  rouler à contre-sens  du gordel pour arriver vers la fin où (je le savais mais croyais que c'était plus facile que cela) le pont qui n'existe plus ...

Je me suis perdu la première fois à l'usine de chocolat Callebaut ... purée  la bonne odeur ... j'avais faim  et je n'avais rien à manger ...  mais j'ai retrouvé les flèches un peu plus loin ...  ensuite je me suis perdu à Aalst (dans quelle sous commune je ne sais pas) .. en tout cas à 11 h environ je me suis arrêté dans un Delhaise (boîte de dattes, pains d'épice et bouteille d'eau, la moitié pour ma gourde l'autre moitié je l'ai bue).  J'ai poursuivi ma route dans l'inconnu mais en me basant sur le soleil et par la suite j'ai retrouvé des flèches, mais pas les A, les flèches triangle souligné j'ai donc suivi. Malheureusement dans Dilbeek une flèche au lieu d'indiquer clairement d'aller tout droit, elle indique de se déporter sur la gauche et c'est justement une bande pour aller à gauche, je l'ai suivie et suis rentré dans Dilbeek et j'ai rencontré les gordelaars, je les ai accompagnés un moment mais c'est pas de la tarte avec tous ces cyclistes qui zigzagent dans une petite côte ...  finalement je m'extirpe pour rechercher un chemin connu ... je retombe finalement sur une flèche où j'étais déjà passé .. pfff   mais bon c'est pour le sport donc on y retourne pour voir où on s'est trompé ... et je me retrouve là où la flèche bizarre dit d'aller à gauche cette fois c'est tout droit et c'est bon confirmation plus loin ... J'arrive au pont  en reconstruction .. puisque à droite il n'y a plus de pont, je vais à gauche mais je suis perdu dans Anderlecht ...  au kilomètres 125 je me retrouve enfin.  Comme j'ai déjà roulé pas mal, je décide de retourner chez moi directement sans passer par le local du club. Bilan, 142 km au compteur.

17:24 Écrit par Aurore-Cyclo dans septembre-2012 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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