05/08/2012

Sorties Août 2012

Samedi 25/08/2012 – Le BRM 200 de Bulskamp
Par Alain Darville

La saison des BRMs s’achève, quelques 200 étant encore au programme dont le beau parcours du BRM 200 de Bulskamp, Patrice et moi, nous  avons décidé d’y aller.

Patrice a fini sa convalescence. Depuis le BRM 300 de notre club, fin juin, il n’a plus beaucoup roulé et a passé plus de temps chez sa kinée que sur son vélo. Sa kinée est surement très gentille, mais elle est un poil trop pessimiste en décourageant Patrice de toutes velléités vélocipédiques.

Cette fois-ci en le prenant par la peau du coup, il est arrivé à Bulskamp avec pas beaucoup d’entrainement et son vélo qui n’a plus été lavé depuis qu’il est né.

Je ne sais pas si c’est le stress, mais voyant sa chaine coincée entre le petit plateau avant et le cadre, il a commencé a insulté son vélo (j’avais beau lui dire de faire ça en flamand, il continuait en français…). J’ai eu peur que son vélo finisse en 1000 morceaux et sa chaine dans les égouts. Finalement après plusieurs essais, c’est noir comme un charbonnier qu’il a vaincu sa machine.

Dans le café pour les inscriptions il a fait peur à tout le monde en sautant sur la cafetière pour lui demander où il pouvait se laver : « Au comptoir, les WC sont trop propres », traduction libre du platte vlaams.

Après cette mise en bouche, c’est sous le soleil que nous sommes partis vers 07h45. Enfin parti, j’ai fait 300 mètres et je n’ai plus vu Patrice. Après une longue attente, il est arrivé par un autre chemin, il s’était déjà trompé, en hurlant denouveau que sa chaine était foutue (m’étonne pas). C’est effectivement une chaine tordue qui jouait de la samba avec ses pignons. Pas grave, Patrice Mac Gyver va résoudre ça avec son multi-outil. C’est donc avec une chaine à l’agonie que Patrice a entamé son 200 km (je n’aurais même pas osé en faire 200 m).

Mais ça tient. Le vent de face est assez fort. On essaye d’avancer en se relayant. Comme il y a très peu de partants, on ne pourra pas compter sur d’autres cyclos pour se protéger du vent. J’ai peur que Patrice, avec le peu qu’il a roulé depuis deux mois, n’explose, mais non, il tient le coup et finira ce 200 avec une fraicheur qui m’étonnera beaucoup.

Nous sommes vite en France, Bulskamp n’étant pas loin d’Ypres. Les villages de Warhem, Socx, Eringhem, Bollezeele et Lederzeele sont traversés avant que nous n’arrivions à la source de l’Yser. Rien de spécial à voir, à part l’inscription sur la route avec une flèche pour bien indiqué où l’Yser commence.

Au 1er ravito à Saint Momelin (km 51 – 10h15), tenu par Julien (l’organisateur) et sa femme, nous nous retrouvons avec d’autres cyclistes (nous ne sommes donc pas seuls au monde…).

Mais maintenant, la partie plate est finie, nous arrivons dans la partie vallonnée du parcours, mais aussi dans la parties des magnifiques paysages bocagés de cette région du Pas de Calais.

Après le contrôle, nous commençons directement par une grosse montée en direction de Watten. J’ai peur que la chaine de Patrice, n’explose par la tension de l’effort, mais ça à l’air de tenir.  Au sommet, j’en profite pour faire des photos « à la Fabien », mais l’expérience n’y est pas et je dois encore m’entrainer quelques heures pour y arriver.

Le vent se renforce et la pluie fait son apparition. Il ne pleut pas fort, mais avec le vent, les gouttes de pluies piquent le visage. Ça devient pénible d’avancer, et il ne fait plus très chaud. Il y a une semaine il faisait 41°c au sommet des cimes ardennaises, maintenant il faut subir la tempête dans les collines de la France profonde.

J’accélère un peu le rythme pour me réchauffer laissant Patrice à ses problèmes de chaine et de plateaux.

Après une longue attente au sommet d’une colline à l’abri du vent, je vois arriver Patrice tout penaud : « Je suis tombé !!». « C’est ta chaine qui s’est bloquée ? ». « Non, je transpire tellement, que ça a coulé dans mes yeux et je n’ai pas vu la route qui tournait !! ». « Tu transpires ?, mais moi j’ai froid !! ». Plus de peur que de mal, le vélo n’est pas plus amoché après qu’avant.

La route monte régulièrement, pour arriver à 200 m d’altitude. Nous passons Quercamps, Alquines, Le Verval et nous arrivons enfin à Bourthes au 2ème contrôle (km 101 – 13h00). Ce sont là les sources de l’AA. Nous avons mis 5h pour faire 100 km, mais maintenant le BRM est fini. C’est ça qui est bien avec les BRMs à la mer. Le début est difficile, il faut se taper 100 km de vents tempétueux de face, mais après, c’est de la rigolade pour rentrer.

Et effectivement, pour rentrer, sur le plat, je fais du 30 km/h sans pédaler, en lisant mon journal, et en faisant une petite sieste. Tellement endormi, que je roule sur une pierre tranchante qui crève mon pneu arrière.

Changer une chambre à air, ce n’est pas grave, mais maintenant, c’est moi qui suis dégueulasse en prenant cette roue, où les patins des freins se sont décomposés sur la jante. Par contre pour gonfler la chambre à air, Patrice me prête sa pompe miracle. Une mini pompe qui gonfle à 7 bars, sans effort,  avant même que je me demande si elle gonfle bien, je n’avais jamais vu ça. Je commande la même, asap, en rentrant.

Maintenant, il fait beau, le soleil a fait sa réapparition. Comme avec le vent dans le dos, les autres cyclistes ont dû rentrer à du 50 km/h, l’écart devient conséquent avec nous, surtout que Patrice a décidé de ne plus dépasser les 5 watts de puissance. Julien qui est toujours au 3ème contrôle (qui est le même que le 1er), a décidé de venir à notre rencontre. Un peu avant d’arriver à Moulle, en nous voyant il klaxonne comme un possédé. Je me dis que même en France ils ont leurs excités, car je ne l’ai pas reconnu. C’est Patrice qui m’arrête. Il doit être 15h30 – km 138.

Après un long arrêt (on n’est plus à ça prêt), nous repartons. Nous nous retrouvons dans la partie plate, le vent soufflant plus fort que jamais. Les rares fois, qu’il est de face, nous avançons encore à 10 km/h.

Un dernier arrêt au km 184 pour le 4ème contrôle (17h30) à Roesbrugge-Harrigen, dans un café où le robinet d’eau des WC refuse tout service où il est donc impossible d’un peu de débarbouiller et c’est parti pour le sprint final. Ce BRM de 203 km est fini à 18h30, en 10h45. Nous retrouvons Julien et sa femme, les autres cyclistes (80 sur toutes les distances) étant partis depuis longtemps. Ce parcours n’est franchement pas facile, vent de face constant  pendant 100 km, 1400 m de dénivelé sur la partie française, faits en 100 km, mais les paysages sont magnifiques et c’est une région que j’aime bien parcourir. Patrice est toujours en forme, je n’en dirais pas autant de son vélo qu’une solide révision attend.

 

Les photos (via smartphone):

25-08-2012 BRM 200 Bulskamp

 

                                                                                                                                                                                           

Mercredi 15/08/2012 : Rencontre avec Christophe
Par Alain Darville

Eric et moi, nous nous sommes donné rendez-vous au brevet d’Asse. Un petit 80 km tout plat, ça me changera de mes cyclo-côteurs. Aux inscriptions, nous retrouvons Christophe, qui avait déserté les rangs de l’aurore depuis de longs mois.

Daniel étant parti depuis longtemps, nous partons à trois. Le rythme assez élevé ne m’est pas insurmontable, Christophe tirant des bordées à 40 km/h, moi collé dans sa roue. Lorsqu’Eric prend un relais, on ne sait jamais s’il va suivre les flèches au sol ou un cycliste qui est devant lui. Il faut de temps en temps le rappelé et le remettre sur le bon chemin.

Le parcours est assez tournicotant et c’est sans arrêt des relances qu’il faut effectuer. Le long de l’Escaut et de ses digues, Christophe se fait piquer par une abeille pendant que j’avale un insecte non identifié qui reste coincé dans ma gorge. Un arrêt s’impose pour remettre un peu d’ordre dans nos esprits.

Un peu avant Berlare, au km 40, nous reprenons Daniel qui nous redépasse en ne s’arrêtant pas au ravito.

A Dendermonde, nous continuons vers Anvers, au lieu de bifurquer pour passer le pont au-dessus de l’Escaut. Le temps de s’apercevoir ne notre erreur et de faire demi-tour, ce sont sept kilomètres qui vont s’ajouter au compteur.

Direction Baasrode, le long de l’Escaut, je tire, après Eric, tout un groupe sans m’en rendre compte, Christophe restant bien sagement derrière. Direction Merchtem, nous continuons tous ensemble et nous redépassons pour la 3ème fois Daniel, qui se demande d’où nous sortons. Mais la dernière longue ligne droite vers Asse est un peu trop dure pour moi. Ce 80, qui en a fait 90, a été fini assez rapidement en moins de trois heures.

 

                                                                                                                                                                                             

Dimanche 05/08/2012 : Le strike de Jos
Par Alain Darville

Nous nous retrouvons à dix pour faire une sotie club. Jean-Louis, Jos, Eric, Umberto, Dan, Daniel, Pietro, Stéphane, Jean-Paul et moi. Nous partons ensemble à une allure assez soutenue. Tout le monde reste plus ou moins groupé.

Juste après le départ, il faut se faufiler dans un brevet VTT. Heureux VTTistes qui sont capables de rassembler les foules pour une bête petite sortie de rien du tout. Mais soit, nous continuons sur un rythme moderato ma non troppo. De temps en temps, Jean-Louis et/ou Eric font une petite sortie, histoire de partir un peu en éclaireur. Tout va bien jusque passé Asse, Dan et Jean-Paul ayant pris un raccourci, nous sommes encore à huit pour affronter le troupeau du VWB. Je suppose que nous tombons nez-à-nez avec le brevet de Bornem, le Fietsdodentocht et ses 5244 participants sur le 100 km. Mais nous sommes un tout petit peu surpris. Tellement surpris, que Pietro doit faire un sauf qui peut dans le purin et Jos doit mettre tout son corps d’athlète à la Teddy Riner face à des crétins patentés qui prennent la route pour ce qu’elle n’est pas. Certains cyclos se croient à une course cycliste et roulent comme si la route était à eux. En roulant à gauche, le choc est inévitable. Jos donne un coup d’épaule au disciple de Wiggins. A une vitesse relative de (20+50 = 70km/h) cela donne comme résultat : Jos par terre, mais sans trop de bobo. Le fou par terre, et ayant entrainé un autre cyclo dans sa chute. Trois beaux Colnago au sol. Comme les flamands ne se sont même pas inquiétés de savoir s’il y a avait des dégâts chez nous, qu’ils aillent se faire f…

Le problème est qu’il faut continuer en affrontant le reste de la meute. Qui n’en finit pas. C’est une suite sans fin de cyclos qui roulent tantôt correctement, tantôt toujours trop vite. Mais bon, on a déjà fait la même chose, à vélo ce n’est pas toujours facile de se modérer. On pense en avoir fini avec eux, mais non, ça recommence un peu plus loin. Heureux flamands qui peuvent mobiliser 2000 partants sur un bête 80 km.

La fin est proche, chacun termine comme il peut. Stéphane, comme il aime bien, mort… Jos ne semble pas souffrir de sa chute. Pietro va encore un peu moins aimer rouler à vélo...


Les photos de Jean-Louis:

Sortie mouvementée du 05/08/2012

 

                                                                                                                                                                            

Samedi 04/08/2012 : Le Rallye des Trappistes, Santé !!
Par Alain Darville

Gabriel refaisant du vélo et aimant faire des grimpettes, il était partant pour faire le BAD de Saint-Marc. Saint-Marc, qui n’est pas une lessive, se trouve au nord de Namur sur les collines.

C’est un petit 155 km avec 1850 m de dénivelés qui nous attend. Et il y a du monde, il fait beau, les cyclos frileux sont de sorties avec les tous temps.

Nous partons à 8h tapante et nous descendons vers Namur. Directement c’est un embouteillage de cyclos qui se fait juste avant d’attaquer la citadelle de Namur via la pente sud et ses pavés. C’est une montée facile, et je reste avec Gabriel. Nous formons rapidement un petit groupe de quatre et nous roulons à bonne allure jusqu’au km 20, où une longue côte se profile à l’horizon avant d’arriver à Bois-de-Villers. Gabriel se promène et moi je suis en surrégime.  Je lui dis d’y aller et de ne plus m’attendre. Là-dessus il retrouve ses 2 copains de route en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.

Perturbé par mon abandon, je rate une flèche. Pas grave, il faut aller au sud, je récupèrerai bien la route. Ben non, je ne récupère rien du tout, j’arrive dans un cul de sac. Par où faut-il aller ? Le smartphone multi-outil sorti de ma poche, j’active la fonction GPS pour voir que je ne vois rien sur la minuscule carte avec un soleil qui éclaire cet écran juste pour m’emmerder. Je finis par m’y retrouver, mais je dois faire un peu demi-tour, aller au nord-ouest pour retrouver la route qui va au sud-est vers Godinne avec une traversée de la Meuse. Je suis enfin à Arbre et je vois des cyclos. C’est gagné, mais j’ai perdu du temps avec ces chipotages.

Après Yvoir, c’est la longue montée vers Purnode. Dans une descente, je me retrouve le nez dans le cul d’un tracteur et de sa remorque et je manque rater le ravito de Thysnes (km 44). Je n’aurais pas perdu grand-chose, ce ravito est ravagé pour tous ceux qui sont passés avant.

Je passe par Leffe, je bois un coup virtuel, et ça redescend vers Dinant. La Meuse retraversée, j’arrive à Anhée, pour attaquer la vallée de la Molignée, mais pas longtemps, il faut prendre la côte-raccourci d’André des BRM 200/300/… km. C’est une côte de m… avec des pointes à 12%. Une fois le sommet atteint, il faut redescendre dans la vallée de la Molignée (sont fous), pour attaquer la côte de l’abbaye de Maredsous. Après la Leffe virtuelle, c’est maintenant une Maredsous (hips).

Le 2ème ravito est à Ermeton. Je ne sais pas si les Benedictines d’Ermeton font des bières, mais cela aurait été utile, car voir un ravito (km 83) sans eau et presque sans bouffe, ça ne m’est pas encore arrivé souvent.  Donc, puisqu’il n’y a rien à manger/boire autant écouter les raisons: « Mon copain est parti chercher de l’eau, il sera ici dans 5 minutes ». « Ca fait déjà une ½ heure qu’il est parti !!! ». « Nous avions tablé sur 400 participants… ». « Ils s’amènent tous avec des bidons de 800 cl ».  Donc, il a des cyclos, sur le 80 ou 120 km (c’est le même ravito) qui ne sont pas capables de faire 40 km sans boire 1,6 litre d’eau. Ceux du 150, n’ont qu’à rouler sans rien boire. Pas grave, j’en ai vu d’autre, il faut aller au ravito suivant.

Le parcours va jusque Florennes, vent de face qui s’est levé. Le retour se fait vent dans le dos, ça roule bien. Le 3ème ravito est enfin bien fourni. J’assiste à un cours sur le grenaillage des routes, avec l’indication de tous les tronçons à risque sur le chemin du retour. Les routes sont refaites, donc je ne me plains pas d’avoir un peu de graviers de temps en temps.

A Saint-Gérard, je bois un coup (toujours virtuel). Je bois donc la bière de l’Abbaye de Borgne. (re-hips). Après Saint-Gérard, j’arrive à Floreffe et son abbaye. Re-santé et re-re-hips.

A Flawinne, il faut encore se taper une solide côte à 8% (juste pour ceux du 155 km), qu’il faut redescendre aussitôt.

Mais c’est fini. Après 160 km et presque 2000 m de dénivelé, Saint-Marc est atteint par une dernière côte à 7%. Gabriel me croise avec sa voiture, mais je ne l'ai pas vu. Il m'a attendu 1/2 heure à la buvette du centre sportif.

C’était un beau parcours, plus dur que prévu, fait à une vitesse un peu trop élevée pour ne pas être beaucoup fatigué. J’ai bu beaucoup de bières, et j’ai dû en rater quelques-unes.

                                                                                                                                                                                                                                   

Vendredi 03/08/2012 : Le départ du RM 1200 km Bruxelles-Strasbourg-Bruxelles

RM 1200 km conçu et réalisé par André Vaneeckhout, organisé par l'Aurore-Cyclo.
Avec Pietro Sirigu aux inscriptions et Alain Darville comme photographe du départ.


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Le départ du RM 1200 km Bruxelles-Strasbourg-Bruxelles. Les cyclos devant le Parlement Européen le 03/08 vers 06h40 du matin.

Sur la photo dans le désordre:

Thierry Streiff, Bertrand Affres, Pierre Barth, Michael Rota, Bernard Peguin, Mic Camertijn, Cyrille Pinardon, Marcel Fieremans, Jan Geerts, Etienne Bundervoet, Daniel Cauchie, Gilles Chartier, Alain Berrux et André Vaneeckhout

 

RM 1200 km Bruxelles-Strasbourg-Bruxelles (03/08/2012)

 


RM 1200 km: Bruxelles - Strasbourg - Bruxelles... par Aurore-Cyclo


Lien vers le reportage de Daniel Cauchie


Les 11 lauréats du RM 1200 km :

Bundervoet Etienne
Cammertijn Mic
Chartier Gilles
Geerts Jan
Peguin Bernard
Fieremans Marcel
Berrux Alain
Affres Bertrand
Barth Pierre
Streiff Thierry
Rota Michele

Vaneeckhout André : abandon suite avarie technique ( Il a fait Bxl - Verdun et Verdun Bxl, soit 600 km )
Pinardon Cyrille : abandon
Cauchie Daniel : abandon

Félicications aux 14 participants et merci à eux d'être venus faire ce 1200 km, premier du genre pour l'Aurore-Cyclo.

17:47 Écrit par Aurore-Cyclo dans aout-2012 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |